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Source : http://www.pravda.sk/

Pál Schmitt encourage les Hongrois de Slovaquie à déposer une demande de double-citoyenneté

21 janvier 2011 à 5 h 56 min 0 commentaire

Lors d’une rencontre jeudi à Bratislava, les Présidents hongrois et slovaque se sont félicités du programme de la présidence hongroise de l’Union européenne, mais ont réaffirmés leurs désaccords concernant leurs lois respectives sur la double-citoyenneté hongroise et la loi linguistique slovaque, a rapporté jeudi le quotidien slovaque la Pravda. Le Président de la République hongroise, Pál Schmitt, a regretté l’opposition de la Slovaquie à la loi hongroise sur la double-citoyenneté, soulignant qu’elle était le seul pays à s’y opposer. Il a aussi exprimé le souhait de voir Bratislava amender sa propre loi sur la double citoyenneté. Adoptée à la hâte l’été dernier en réaction à la volonté de Budapest d’octroyer des passeports sans condition de résidence aux Magyars des pays voisins, elle prévoit de déchoir de leur citoyenneté slovaque les membres de la minorité hongroise qui déposeraient une demande de citoyenneté hongroise. Son homologue Ivan Gasparovic à quant à lui estimé que chacun des deux pays devrait amender sa loi, sur la double-citoyenneté pour les Hongrois et sur l’usage de la langue hongroise pour les Slovaques. Pál Schmitt a également rencontré les représentants d’ONG hongroises locales afin d’encourager les quelques 500.000 Hongrois de Slovaquie à « renforcer leur relation avec la mère patrie » en  prenant la citoyenneté hongroise. Depuis le 1er janvier, toute personne capable de prouver son origine hongroise peut se voir octroyer la citoyenneté hongroise, sans résider en Hongrie. Plus de deux millions de Hongrois du bassin des Carpates sont théoriquement concernés par cette mesure, mais les Hongrois de Slovaquie sont moins enclins que ceux de Roumanie ou de Serbie à profiter des largesses de Budapest, pour la simple raison que la Slovaquie appartient déjà à l’espace Schengen et par peur de mesures de rétorsion de la part des autorités slovaques. Articles liés : Qui a peur de la Grande Hongrie? Gros succès en perspective pour la double-citoyenneté Un site web pour « décrocher » la citoyenneté hongroise Le droit de vote aux Hongrois des pays voisins ? Double citoyenneté : une loi plébiscitée dans le flou Elections en Slovaquie sous le signe du nationalisme La Slovaquie (contre) attaque !

Gros succès en perspective pour la double-citoyenneté

Gros succès en perspective pour la double-citoyenneté

28 novembre 2010 à 22 h 38 min 0 commentaire

De 250.000 à 400.000 Hongrois de Roumanie pourraient demander la citoyenneté hongroise au cours de la seule année 2011, a affirmé mercredi la secrétaire d’Etat adjoint à la Justice, Zsuzsanna Repas, lors d’une rencontre avec les représentants de la minorité hongroise de Transylvanie. Les ministères hongrois des Affaires Etrangères et de la Justice et le Conseil national des Hongrois de Transylvanie (Erdélyi Magyar Nemzeti Tanács) -le mouvement autonomiste créé par le pasteur László Tökés- ont signé un accord pour mettre en place des structures visant à faciliter les démarches des candidats à l’obtention de la citoyenneté hongroise. Au début du mois, le gouvernement a aussi mis en place un portail d’informations sur internet à destination des candidats, « Allampolgarsag ». Difficile de savoir ce que valent ces estimations du ministère de la Justice concernant le nombre de nouveaux citoyens hongrois (de 250.000 à 400.000 personnes pour la Roumanie). Toujours est-il que sur le long terme, leur nombre pourrait augmenter de plus d’un million de personnes. Encore faudrait-il savoir précisément qui sont ces personnes qui vont demander la citoyenneté hongroise et ce qu’elles vont en faire. Emigrer vers la Hongrie ? S’établir définitivement dans un pays où elles travaillent déjà (souvent au noir d’ailleurs) ? A terme, le droit de vote pour ces nouveaux citoyens ? Le gouvernement prévoit aussi de laisser une porte ouverte pour un futur droit de vote de ces nouveaux citoyens hongrois. La nouvelle Constitution hongroise en préparation pourrait en  effet lever la restriction actuelle limitant le droit de vote aux citoyens résidant en Hongrie. Il ne fait aucun doute que les nouveaux électeurs choisiront dans leur grande majorité la droite, par conviction politique autant que par geste de remerciement. Cependant il se trouve des analystes pour estimer que ce que la Fidesz gagnerait par cet apport d’électeurs frais, elle pourrait le perdre parmi les autres, notamment ceux qui ont abandonné le parti socialiste pour la rejoindre aux dernières élections. Le référendum raté du 5 décembre 2004 portant sur les conditions d’octroi de la citoyenneté hongroise a montré que la question ne faisait pas consensus. La Fidesz clamait alors qu’il s’agissait avant-tout chose d’une mesure symbolique sans véritable conséquences. La gauche avait brandi, au contraire, la menace d’un afflux de travailleurs à bas-coût sur le marché du travail hongrois et donc un fardeau économique pour le pays. Souvenons-nous aussi qu’en 1993, au temps où elle était un véritable parti de centre-droit, la Fidesz s’était fortement opposée à un tel projet. Par le passé en Europe, l’octroie du droit de vote aux Italiens expatriés s’est retourné contre Silvio Berlusconi, alors que le vote des Roumains de l’étranger a sauvé la majorité parlementaire de Traian Basescu en Roumanie. Articles liés : Le coup de théâtre de Basescu Un site web pour « décrocher » la citoyenneté hongroise Le droit de vote aux Hongrois des pays voisins ? Double citoyenneté : une loi plébiscitée dans le flou Double citoyenneté : le projet avance

De faux Hongrois à l’assaut de l’Europe !

De faux Hongrois à l’assaut de l’Europe !

29 septembre 2014 à 16 h 45 min 1 commentaire

Plusieurs dizaines de milliers d’Ukrainiens et de Russes pourraient avoir obtenu frauduleusement la citoyenneté hongroise, un sésame pour l’espace Schengen particulièrement prisé pour fuir le conflit ukrainien.

Un demi-million de Hongrois naturalisé en 3 ans

Un demi-million de Hongrois naturalisé en 3 ans

18 décembre 2013 à 6 h 39 min 14 commentaires

Depuis le retour au pouvoir de la Fidesz en 2010, Budapest accorde très généreusement la citoyenneté aux personnes d’origine hongroise vivant dans le monde entier, à commencer par ceux des pays voisins.

Près d’un demi-million de demandes de nationalité déposées

9 avril 2013 à 7 h 58 min 1 commentaire

Depuis l’introduction d’une loi facilitant l’accès à la citoyenneté hongroise pour les Magyars des pays voisins au mois de janvier 2011, les autorités hongroises ont enregistré déjà plus de 422.000  demandes de nationalité hongroise, près de la moitié en Hongrie (203.000). A la date du 3 avril, plus de 340.000 personnes ont prêté serment, dont environ 280.000 nationalité roumaine, 75.000 de nationalité serbe et 50.000 de nationalité ukrainienne. Les nouveaux citoyens hongrois de nationalité slovaque ne sont en revanche que 1515, en raison d’une loi slovaque qui permet de déchoir de sa nationalité slovaque toute personne acquérant une seconde nationalité. Source : allampolgarsag.gov.hu

Ces Hongrois de Slovaquie déchus de leur citoyenneté

Ces Hongrois de Slovaquie déchus de leur citoyenneté

5 mars 2012 à 11 h 29 min 33 commentaires

Les relations slovaquo-hongroises, marquées par les rancœurs du passé, sont entrées dans une nouvelle phase. Tout Hongrois de Slovaquie qui se voit octroyer la citoyenneté hongroise par Budapest est immédiatement déchu de sa citoyenneté slovaque. Dans cette « guéguerre » nationaliste qui se joue de part et d’autre du Danube, l’Europe est impuissante.

Orbán pousse le président Schmitt vers la sortie

Orbán pousse le président Schmitt vers la sortie

16 février 2012 à 9 h 54 min 6 commentaires

Dans son édition de mardi, le journal Népszava a révélé que Viktor Orbán envisagerait de pousser Pál Schmitt à démissionner de sa fonction de président de Hongrie. Le chef du gouvernement aurait par ailleurs l’intention de le remplacer par l’actuel ministre des Affaires étrangères, János Martonyi.

La représentation de la région des Sicules à Bruxelles agace Bucarest

6 juin 2011 à 22 h 50 min 0 commentaire

Mardi 31 mai, sous l’impulsion de trois eurodéputés de l’Union Démocrate Magyare de Roumanie – UDMR (Csaba Sogor, Winkler Iuliu et László Tökés), un bureau du « Pays des Sicules » a été inauguré à Bruxelles. Il s’agit-là d’un moyen de lobbying économique pour cette région de Transylvanie délaissée par Bucarest, afin d’obtenir plus d’argent de l’UE et plus d’autonomie, sans devoir passer par l’Etat central. Le gouvernement roumain ne voit pas cela d’un très bon oeil, au contraire, mais il reste prudent quant aux conséquences politiques que cela pourrait avoir. Pour fêter l’ouverture de ce bureau de la région des Sicules au Parlement européen,  seule une petite dizaine d’eurodéputés hongrois étaient présents. Comme pour montrer que cette initiative pourrait une nouvelle fois déranger les rapports diplomatiques entre les deux pays, le quotidien roumain Adevarul notait jeudi qu’aucun représentant officiel de la Hongrie et qu’aucun autre député européen roumain n’avaient participé à l’événement. Une démarche entre légitimité et provocation Dans un premier temps, lors de son discours inaugural mercredi dernier, l’eurodéputé roumain et ancien président honoraire de l’UDMR, László Tökés, a invité les autres « régions » traditionnelles de Roumanie à imiter l’initiative des Sicules en ouvrant à leur tour leur propre antenne à Bruxelles. Cette provocation traduisait le malaise qui règne actuellement dans la coalition gouvernementale, entre l’UDMR et le parti majoritaire au gouvernement roumain (le Parti National Libéral – PNL du président Traian Basescu et de son premier ministre Emil Boc). Concernant les nouvelles stratégies politiques de cette minorité magyare, le portail d’informations européennes PressEurope note d’ailleurs que « Tökés veut, lors des prochaines élections, prendre les rênes d’une nouvelle formation, le Parti populaire des Magyars de Transylvanie, qui fera concurrence à l’UDMR« . D’autre part, cette antenne bruxelloise du Pays des Sicules (fondée par les Conseils départementaux d’Harghiţa, Covasna et Mureş) est accueillie gratuitement par la Maison des régions magyares à Bruxelles, ce qui n’a pas manqué de faire réagir le ministre des Affaires Etrangères roumain, Teodor Baconschi, jeudi dernier à l’avant-veille des commémorations du très controversé traité de Trianon. L’initiative des membres de l’UDMR, également critiquée par l’opposition roumaine (Parti Social Démocrate – PSD), est regrettable selon lui : « Au moment où j’ai vu que l’emplacement de ce bureau se trouvait dans une maison des régions magyares, j’ai convoqué l’ambassadeur de Hongrie à Bucarest pour lui faire part de notre réserve face à cet accueil que nous considérons discutable », a-t-il déclaré au journal Gândul. L’article de PressEurope sur le sujet rapporte également certains propos du chef de la diplomatie roumaine, selon lequel l’officialisation du « Pays des Sicules » auprès des institutions européennes pose problème, puisque « cette démarche présente abusivement une appellation populaire comme la marque identitaire d’une région« . Les résidus insaisissables de l’histoire de la Grande Hongrie László Tökés, l’un des instigateurs de cette démarche autonomiste, considère que ces déclarations de Baconschi sont de nature « nationalistes ». Il a aussitôt déclaré dans la presse roumaine qu’il souhaitait rencontrer le président Basescu au plus vite à ce propos. Ce dernier a quant à lui déclaré être « défavorable » à l’ouverture d’un bureau de la région des Sicules à Bruxelles, mais il se garde bien, comme la plupart des membres du gouvernement Boc, de commenter plus avant cet événement, tant la problématique autonomiste des Sicules est complexe en Roumanie au regard de leur identité culturelle et historique. A vrai dire à Bucarest, le laisser-faire est souvent de mise avec ceux que Budapest appelle abusivement les « Hongrois de Roumanie », quitte à rogner sur les principes fondamentaux de la Constitution roumaine, comme le 15 mars dernier, lorsque le vote à Budapest de la nouvelle Constitution hongroise a donné lieu à des célébrations officielles à Cluj-Napoca. Le vice-premier ministre roumain d’origine magyare, Bela Marko, est peut-être le plus consenuel sur ce sujet délicat. Interrogé au micro de RFI jeudi dernier, il a déclaré que ce bureau « ne fera pas de miracles mais (qu’) il aidera probablement à la visibilité du potentiel économique de cette région« . Le sénateur Marko a mis tout le monde d’accord en se disant convaincu que les intérêts économiques de la région des Sicules doivent être promus : « Si un tel bureau peut nous aider, pourquoi pas ? » Articles liés : Hongrois et un peu plus que ça : voyage chez les Sicules László Tökés a adopté la citoyenneté hongroise Double citoyenneté : une loi floue adoptée vite fait Le ministre de la Culture plébiscité chez les Hongrois de Roumanie Minorités hongroises : le grand jour ?     Vive le «Jour de l’unité nationale» ! Les minorités resurgissent comme par magie Les Magyars de Roumanie à l’assaut des passeports hongrois !   Gros succès en perspective pour la double-citoyenneté   Un site web pour « décrocher » la citoyenneté hongroise Le droit de vote aux Hongrois des pays voisins ?   Double citoyenneté : une loi plébiscitée dans le flou   Double citoyenneté : le projet avance Le coup de théâtre de Basescu Présidentielles en Roumanie : les tractations commencent

Les Hongrois et les autres groupes se mobilisent en vue du recensement slovaque

Les Hongrois et les autres groupes se mobilisent en vue du recensement slovaque

16 mai 2011 à 8 h 32 min 3 commentaires

Béla Bugar, le leader du parti Most-Hid, a appelé les Hongrois de Slovaquie à déclarer leur identité ethnique au cours du recensement qui sera effectué du 21 mai au 6 juin. L’Église et les Roms aussi sont mobilisés pour peser dans le décompte final. « Si le nombre de personnes déclarant leur appartenance à une minorité ethnique venait à diminuer, les communautés minoritaires se verraient donner moins de droits que leur taille ne le justifie« , a expliqué Béla Bugar. Son parti Most-Hid est né d’une scission du parti historique de la minorité hongroise de Slovaquie en 2009, le SMK-MKP, avec la volonté de transcender les clivages ethno-politiques (« most » et « hid » signifiant « pont » en slovaque et en hongrois). Comme dans les autres pays d’Europe centrale et les Balkans, le recensement comporte une question basée sur l’auto-déclaration relative à la « nationalité/ethnicité ». Il ne s’agit pas d’une simple formalité administrative destinée à améliorer l’efficacité des politiques publiques, mais avant toute chose d’un enjeu éminemment politique. Le vote des minorités hongroises d’Europe centrale n’est pas exclusivement, mais surtout, un vote ethnique. Cet appel de Béla Bugar ne sera pas suffisant pour conjurer la baisse démographique de ses co-nationaux. En 1991, 578.000 citoyens slovaques ont revendiqué leur nationalité/ethnicité hongroise et 520.000 en 2001. Il est vraisemblable que leur nombre passe au-dessous du seuil  symbolique des 500.000 individus. Leurs poids relatif dans la population totale va diminuer en raison notamment d’une structure par âge plus vieillie que celle du reste de la population et des migrations. Les Roms se mobilisent aussi Des associations Roms ont-elles aussi appelés les Roms de Slovaquie à déclarer leur identité ethnique, a rapporté le site d’infos Romea.cz. Un clip vidéo a été diffusé sur la chaîne de TV nationale comportant des slogans tels que « Nous sommes environ un demi-million de Roms en Slovaquie. Je n’ai pas honte d’être une femme Rom » ou encore « N’ayez pas peur d’être Rom ! ». Les Roms ont une faible propension à déclarer leur identité ethnique, considérant que cela peut être dépréciatif et constituer une menace pour eux. Lors du dernier recensement hongrois de 2001, seulement 200.000 personnes se sont auto-déclarées Roms alors que les estimations font état de 600.000 – 700.000 individus. De son côté, l’Eglise a conduit une campagne nationale pour inciter la population à déclarer leur confession afin de bénéficier de financements plus généreux, a précisé le journal La Croix. Au dernier recensement il y a 10 ans, 68,9% des citoyens slovaques s’étaient déclarés catholiques. « Puisse le bien aimé peuple slovaque ne jamais avoir honte de l’Évangile et garder dans son cœur ce précieux trésor qui peut engendrer lumière et force pour la vie quotidienne », indique les affiches pastorales, rappelant les propos du pape Jean-Paul II lors de sa visite à Bratislava en 2003. Articles liés : Interview : « Les victimes sont les Hongrois de Slovaquie » – Most-Hid Slovaquie : Une élection qui en dit long Elections en Slovaquie sous le signe du nationalisme La Fidesz secoue la grande nation hongroise Double citoyenneté : les Hongrois de Slovaquie vont devoir attendre Pál Schmitt encourage les Hongrois de Slovaquie à déposer une demande de double-citoyenneté Qui a peur de la Grande Hongrie?

László Tőkés et ses enfants à Debrecen en janvier 2010, lors du dépôt de la demande de citoyenneté (photo : blikk.hu)

László Tökés a adopté la citoyenneté hongroise

18 mars 2011 à 3 h 11 min 0 commentaire

Comme de nombreux Hongrois de Transylvanie, László Tőkés, l’un des symboles de la minorité hongroise de Roumanie et de la révolution roumaine de 1989, a pu célébrer la fête nationale du 15 mars 2011 en qualité de citoyen hongrois.

Une centaine de Csángós obtiennent la citoyenneté hongroise

Une centaine de Csángós obtiennent la citoyenneté hongroise

16 mars 2011 à 21 h 19 min 0 commentaire

Profitant de la loi dite de la double-citoyenneté, votée il y a à peine un an par le Parlement, une centaine de magyars Csángós, ont obtenus la nationalité hongroise lors d’une cérémonie officielle hier au château de Buda, commémorant de la révolution de 1848.

Viktor Orban et Iveta Radičová, le 28 janvier 2011

Double citoyenneté : les Hongrois de Slovaquie vont devoir attendre

14 février 2011 à 8 h 01 min 6 commentaires

Alors que le vote était prévu jeudi dernier, les députés slovaques de la coalition gouvernementale n’ont finalement pas trouvé d’accord pour mettre fin aux restrictions à la double citoyenneté adoptées sous le gouvernement Fico en mai 2010. Suite à cette décision, le parti de la minorité hongroise Most-Hid a décidé de ne plus voter les propositions de la coalition, qui entre de fait dans une période de crise. Iveta Radičová, Premier ministre slovaque avait annoncé mercredi 26 janvier son intention de rétablir l’accès à la double citoyenneté, notamment pour les Slovaques d’origine hongroise. A l’heure du vote, le Parlement en a décidé autrement. Les différents partis de la coalition gouvernementale n’ont en effet pas réussi à se mettre d’accord sur les amendements à apporter à la loi interdisant la double citoyenneté. Le vote a donc été reporté à une date ultérieure. Parmi les opposants à un assouplissement de la loi, on trouve notamment la figure d’Igor Matovic, député du parti de centre-droit SaS (Liberté et Solidarité) et fondateur du mouvement des « gens ordinaires », qui considère que la Slovaquie ne peut par fermer les yeux sur l’appétit hongrois de reconstituer une « Grande Hongrie ». Il propose de permettre un accès restreint à la double citoyenneté, à condition de respecter des critères précis (résidence, études, liens familiaux dans le pays étranger).. Suite à ce refus des députés de la coalition gouvernementale de rétablir l’accès à la double citoyenneté, dont l’interdiction visait particulièrement les Slovaques d’origine hongroise, le parti hongrois modéré de Béla Bugár, le Most-Hid, également membre de la coalition, a décidé ne ne plus soutenir ses propositions. Même si Iveta Radičová se refuse à parler ouvertement d’une crise gouvernementale, la prise de décisions au parlement par la coalition est désormais bloquée. Source : http://www.sme.sk/ Articles liés : La Fidesz secoue la grande nation hongroise Double citoyenneté : Radicova revient sur la loi slovaque Pál Schmitt encourage les Hongrois de Slovaquie à déposer une demande de double-citoyenneté Qui a peur de la Grande Hongrie? Gros succès en perspective pour la double-citoyenneté Un site web pour « décrocher » la citoyenneté hongroise Le droit de vote aux Hongrois des pays voisins ? Double citoyenneté : une loi plébiscitée dans le flou Elections en Slovaquie sous le signe du nationalisme La Slovaquie (contre) attaque !

La Fidesz secoue la grande nation hongroise

La Fidesz secoue la grande nation hongroise

31 janvier 2011 à 13 h 55 min 3 commentaires

La Slovaquie a annoncé la semaine dernière son intention de lever les restrictions à la double-citoyenneté pour ses citoyens d’origine hongroise, quant à l’Union européenne, elle n’a pas les moyens juridiques de s’opposer ni à l’octroi par Budapest de la citoyenneté aux minorités hongroises, ni à leur éventuel droit de vote.

Viktor Orban et Iveta Radičová, le 14 décembre dernier à Bratislava

Double citoyenneté : Radičová revient sur la loi slovaque

27 janvier 2011 à 19 h 25 min 1 commentaire

Après une longue phase d’affrontements entre la Hongrie et la Slovaquie sur la question de la double citoyenneté, le gouvernement slovaque est sur le point d’assouplir sa position. Iveta Radičová (photo) s’est dite prête à autoriser l’accès à la double nationalité aux Hongrois de Slovaquie. Malgré les bisbilles sur la double nationalité de part et d’autre du Danube, Viktor Orbán se rendra à Bratislava demain pour signer un accord sur les connexions gazières transfrontalières. La semaine dernière nous rapportions que le président hongrois Pál Schmitt, alors en visite à Bratislava, avait regretté l’opposition de la Slovaquie à la loi hongroise sur la double citoyenneté. Il a également demandé aux Slovaques d’amender leur loi sur la déchéance de la nationalité slovaque en cas d’adoption d’une seconde citoyenneté. Il semblerait que ce soit chose faite, puisque le gouvernement slovaque a annoncé mercredi à Bratislava avoir approuvé un amendement qui dispose que les citoyens slovaques « ne pourront être privés de leur citoyenneté qu’à leur propre demande ». Seuls les fonctionnaires exerçant des fonctions régaliennes de l’Etat (policiers, militaires, douaniers et autres) devront avoir la seule citoyenneté slovaque. 3 des 4 partis du gouvernement de coalition slovaque souhaiteraient, en fait, rendre la loi hongroise invalide et inapplicable en Slovaquie. Le premier ministre slovaque Iveta Radičová considère en effet que la loi hongroise sur la double citoyenneté ne respecte pas les accords internationaux. Toutefois, comme l’indique Euractiv, depuis l’entrée en vigueur de la loi le 17 juillet 2010, seuls 25 personnes ont été concernées, dont 11 citoyens allemands, 10 Autrichiens, 1 Italien, 1 Néerlandais, 1 Britannique et… 1 seul Hongrois. Beaucoup de bruit pour rien Articles liés : Pál Schmitt encourage les Hongrois de Slovaquie à déposer une demande de double-citoyenneté Qui a peur de la Grande Hongrie? Gros succès en perspective pour la double-citoyenneté Un site web pour « décrocher » la citoyenneté hongroise Le droit de vote aux Hongrois des pays voisins ? Double citoyenneté : une loi plébiscitée dans le flou Elections en Slovaquie sous le signe du nationalisme La Slovaquie (contre) attaque !

Qui a peur de la Grande Hongrie?

Qui a peur de la Grande Hongrie?

17 janvier 2011 à 23 h 46 min 45 commentaires

Il n’y a pas que la loi sur les médias qui pourrait faire des vagues pendant la présidence hongroise de l’Union européenne. Déterrer les vieux démons de l’Europe centrale risque aussi de placer Budapest en porte-à-faux avec ses partenaires européens et de déplaire fortement à Bruxelles…

Les Magyars de Roumanie à l’assaut des passeports hongrois !

Les Magyars de Roumanie à l’assaut des passeports hongrois !

6 janvier 2011 à 0 h 18 min 2 commentaires

L’entrée en vigueur de la nouvelle loi sur la citoyenneté hongroise, votée en mai dernier à Budapest, n’est pas passée inaperçue en ce début de semaine dans les consulats hongrois de Roumanie. Lundi, plusieurs milliers de citoyens roumains d’origine hongroise s’y sont rendus pour déposer une demande de citoyenneté hongroise. Parmi eux, le Pasteur László Tőkés, grande figure du mouvement autonomiste hongrois, député européen et président du Conseil national des Hongrois de Transylvanie. On estime que plus d’un million et demi de Hongrois, jusqu’alors citoyens roumains uniquement, résident en Transylvanie. Plusieurs centaines de milliers de personnes pourraient donc potentiellement déposer une demande de passeport hongrois. Selon cette nouvelle loi, il n’est plus nécessaire de résider sur le territoire hongrois pour obtenir un passeport. Parler la langue et prouver son origine hongroise sont des critères suffisants. Alors que l’entrée de la Roumanie dans l’espace Schengen fait l’objet de réticences de la part de la France et de l’Allemagne en particulier, les Hongrois ethniques de Roumanie pourraient bien en faire partie avant leurs concitoyens. La minorité hongroise de Voïvodine pourrait aussi profiter de cette opportunité et entrer ainsi dans l’UE au même titre que les autres citoyens de Hongrie. L’ambassadeur de Hongrie à Belgrade, Oszkar Nikowitz, estime que 80 000 passeports pourraient être délivrés cette année. Selon lui, l’acquisition de la double nationalité par ces citoyens serbes ne devrait pas poser de  problèmes dans les relations bilatérales. En Slovaquie, les choses ne se passent pas aussi bien. Les Hongrois de Slovaquie, qui représentent 10% de la population du pays, soit 500 000 personnes environ, se sont montrés moins enthousiastes. La loi hongroise avait en effet provoqué la riposte du gouvernement slovaque qui avait alors voté une loi (non-rétroactive) interdisant la double nationalité à ces citoyens. Cela n’a pas empêché le dépôt de la candidature à la citoyenneté hongroise du leader du parti historique et radical de la coalition hongroise (SMK) József Berényi. Articles liés : Gros succès en perspective pour la double-citoyenneté Un site web pour « décrocher » la citoyenneté hongroise Le droit de vote aux Hongrois des pays voisins ? Double citoyenneté : une loi plébiscitée dans le flou Double citoyenneté : le projet avance

L’affaire Hedvig, un fait divers – symbole du conflit slovaco – hongrois

L’affaire Hedvig, un fait divers – symbole du conflit slovaco – hongrois

20 décembre 2010 à 0 h 15 min 2 commentaires

Rudolf  Chmel, vice-premier ministre du nouveau gouvernement, chargé des droits de l’homme et des minorités ethniques en Slovaquie, s’est excusé publiquement auprès de Malina Hedvig le 9 décembre dernier.  Selon Chmel, qui est également vice-président du parti de la minorité hongroise en Slovaquie, Most-Híd, la réaction des autorités slovaques concernant l’agression dont elle a été victime en 2006 a été honteuse. Hedvig a été rouée de coups et volée le 25 août 2006, dans la ville de Nitra en Slovaquie, où elle était étudiante. Pourquoi ? Parce qu’elle s’exprimait en hongrois, sa langue maternelle, dans un endroit public. « Le droit à la justice de Malina Hedvig a été bafoué. Le pouvoir politique s’est mêlé de cette affaire et l’a influencé à sa guise, violant par là même la dignité de cette femme. » Ce sont les mots qui ont accompagnés les excuses présentées par Rudolf Chmel. Une avancée symbolique dans l’effort d’amélioration des relations entre la Slovaquie et la Hongrie, souhaitée par Viktor Orban et Iveta Radicova, tous deux élus premiers ministres cette année. Parallèlement, Marie Vrabcova vient de publier un livre intitulé Hedviga (photo), qui relate l’agression et la dimension politique que ce fait divers a pris par la suite. Immédiatement après l’agression (voir photo en bas de l’article), une enquête a été lancée par Jan Packa, chef de la police slovaque à l’époque, pour être fermée deux semaines plus tard, concluant qu’Hedvig avait monté cette histoire de toutes pièces. Sans surprise, cette affaire a rapidement pris une tournure politique, cristallisant autour d’elle la complexité des relations entre la Hongrie et la Slovaquie. Incohérences et manipulation politique Hedvig affirmait que ses papiers d’identité, volés pendant l’agression, lui ont été renvoyés à son domicile. La police, trouvant ses empreintes sur le paquet, l’a accusé d’avoir elle-même envoyé les papiers tandis qu’elle admettait avoir attendu deux jours avant de remettre le paquet à la police, à cause d’un jour férié qui l’a empêché de le faire plus tôt. De plus, il est prouvé que le jour de l’envoi de ces fameux papiers, Hedvig était à l’hôpital pour une hémorragie interne, que la police n’a, soit dit en passant, pas considéré comme conséquence de son attaque. Ceci n’est qu’une irrégularité parmi les nombreuses que compte cette affaire. Béla Bulgar, leader du parti hongrois SMK-MKP à l’époque, a attiré l’attention sur une autre incohérence : l’examen médical de la victime a été effectué 10 jours après les faits. C’était bien plus qu’il n’en fallait pour que la plupart des blessures, bleus et ecchymoses, ne disparaissent. L’avocat d’Hedvig, Gabor Gal, a quant à lui décidé, en septembre 2006, de porter l’affaire devant le procureur général. Quelques jours plus tard cependant, il a dû confier le dossier à un confrère, Roman Kvasnica. Il semble que Gabor Gal ait subi des pressions, l’obligeant à abandonner l’affaire. Kvasnica a donc retenté le coup mais s’est heurté à un rejet de sa requête. Simultanément, la chaîne slovaque STV, appartenant à l’Etat, a diffusé un reportage sur l’affaire Hedvig et a mis en évidence les dissimulations d’informations de Kalinak, vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur à l’époque. Peu de temps après la diffusion, Eugen Korda, le réalisateur du reportage, a été relevé de ses fonctions pour “attitude non-professionnelle”. Les accusations contre Malina Hedvig se sont succèdées, aussi imprécises les unes que les autres, ce qui a provoqué des réactions du côté hongrois, principalement de la part des deux grands partis politiques, la FIDESZ et le MSZP. Les responsables politiques hongrois ont accusé à leur tour les autorités slovaques de faire de la justice-spectacle avec cette affaire. Et Robert Fico, premier ministre slovaque de l’époque, de répondre que ces commentaires n’étaient qu’une intervention grossière de Budapest dans les affaires domestiques slovaques. Un témoin potentiel Zdeno Kamenicky, un habitant de Nitra, a dit connaître l’un des agresseurs, Robert Benci. Kamenicky n’a pourtant jamais été officiellement interrogé par la police et Benci, qui n’aura pas été inquiété davantage par les forces de l’ordre, s’en est sorti avec un alibi plus que bancal. En mai 2007, retournement de situation : Jan Packa est revenu sur ses déclarations et a admis qu’il était possible qu’Hedvig ait été frappée. Il s’est expliqué en invoquant que la police avait mis en doute  sa version des faits et non leur existence… En août 2007, un ex-officier de police, Jozef Satek, a mis directement en cause Fico, Kalinak et Packa dans cette histoire et les a accusé d’abus de pouvoir. En effet, Robert Fico aurait dévoilé des éléments de l’enquête au grand public avant même que la plaignante ne soit au courant. Bien entendu, faute de preuves tangibles, cette accusation d’abus de pouvoir a très vite été oubliée. Hedvig, toujours accusée de parjure, a alors décidé de plaider sa cause auprès de la Cour Européenne des Droits de l’Homme, défiant ainsi l’attitude des autorités slovaques, qu’elle qualifiait d’inhumaine et humiliante. La vraie question, dans cette affaire, est aujourd’hui de savoir si Malina Hedvig fut plus victime de l’extrémisme slovaque que d’un macabre jeu politique. Articles liés : Elections législatives slovaques Une femme aux commandes de la Slovaquie Slovaquie : Une élection qui en dit long Elections en Slovaquie sous le signe du nationalisme Interview : « Les victimes sont les Hongrois de Slovaquie » – Most-Hid Double-citoyenneté La Slovaquie (contre) attaque ! Double citoyenneté : une loi plébiscitée dans le flou Double citoyenneté : le projet avance Minorités hongroises Minorités hongroises : le grand jour ? Vive le «Jour de l’unité nationale» ! Les minorités resurgissent comme par magie Divers Une hot-line entre Budapest et Bratislava Un an après, Solyom remet ca en Slovaquie ! Les fantasmes magyarophobes de Jan Slota atteignent des sommets Les Slovaques persistent et signent En Slovaquie, le feuilleton magyarophobe continue Le Président hongrois refoulé de Slovaquie La Slovaquie veut faire taire sa minorité hongroise

La Hongrie veut rassembler ses brebis égarées

La Hongrie veut rassembler ses brebis égarées

21 novembre 2010 à 19 h 20 min 1 commentaire

La Hongrie s’apprête à mettre en place un registre unique pour les Hongrois du monde entier, a annoncé  samedi à MTI Zsolt Semjén, vice premier ministre et président du parti chrétien-démocrate (KDNP) allié à la Fidesz. Au premier abord il n’est pas forcément évident de cerner les objectifs concrets d’un tel dispositif. A moins d’avoir en tête le projet, ou plutôt « la mission historique » que s’est donné le gouvernement de « rassembler la nation hongroise ». C’est donc une mesure à mettre en parallèle avec celle sur la double-citoyenneté, sur le « jour de l’unité nationale » et les prémices de projet relatif au droit de vote aux Hongrois des pays voisins. L’objectif affiché d’une telle opération est de renforcer le sentiment identitaire des Hongrois à l’étranger, de renforcer leur sentiment d’appartenance à la nation hongroise. En clair, il s’agit de tenter de conjurer l’inéluctable assimilation de ce qu’il reste de communautés hongroises outre-frontières : dans le bassin des Carpates mais à plus forte raison là où la pression assimilatrice est la plus grande : en Europe de l’Ouest et du Nord, aux USA, au Canada, notamment. Dans un premier temps, les organisations hongroises à l’étranger seront en charge d’informer leurs membres de l’existence de ce registre. Ceux qui le souhaitent pourront communiquer leur adresse mail et recevront des informations relatives à la vie culturelle hongroise. Au cours d’une conférence au début du mois, Viktor Orban avait plaidé pour une politique de la nation et réaffirmé qu’ « il existe une nation hongroise unie » et que la majorité des 2/3 de son parti au parlement devait encourager la Hongrie à prendre des initiatives  inédites en faveur du rassemblement de la nation hongroise. En Voilà déjà une… Articles liés : Orbán écrit « le grand livre de la nation hongroise » Un site web pour « décrocher » la citoyenneté hongroise Le droit de vote aux Hongrois des pays voisins ? Double citoyenneté : une loi plébiscitée dans le flou Vive le «Jour de l’unité nationale» !

Une « hotline » entre Budapest et Bratislava

Une « hotline » entre Budapest et Bratislava

28 septembre 2010 à 16 h 28 min 2 commentaires

Le temps de la discorde entre la Hongrie et la Slovaquie semble révolu ! Les ministres des affaires étrangères, Mikuláš Dzurinda le Slovaque et Janos Martonyi, le Hongrois, se sont rencontrés, hier lundi, avec la volonté nouvelle d’en finir avec leurs querelles stériles de voisinage. Les deux ministres se sont accordés sur la nécessité de mettre en place une ligne directe entre les deux capitales destinée à désamorcer d’éventuels nouveaux conflits et à tuer dans l’œuf toute polémique inutile, comme il y en a trop eu ces derniers mois. Selon leurs propres mots, tenus au cours d’une conférence de presse conjointe, il s’agira d’un « système d’alerte précoce afin d’éviter toute futurs tsunamis politiques ». Le ministre slovaque, qui effectuait sa première visite en Hongrie depuis les élections en Slovaquie le 12 juin dernier, a fait savoir qu’il souhaitait entretenir « des relations bonnes et stables » avec la Hongrie. Il a aussi exprimé la nécessité commerciale et culturelle de jeter de nouveau ponts (au sens propre et figuré) sur le Danube qui sépare les deux pays dans leur partie Ouest. En échange de quoi Janos Martonyi a réitéré les demandes de Budapest de supprimer toute loi discriminante pour le demi-million de Hongrois vivant dans le Sud de la Slovaquie. Bien sûr, le réchauffement entre Hongrois et Slovaques est dû avant tout au changement de gouvernement à Bratislava. La nouvelle coalition de centre-droit au pouvoir est beaucoup moins hostile à la Hongrie et moins suspicieuse quant aux intentions de la minorité hongroise slovaque. Un parti hongrois, Most-Hid, participe d’ailleurs à cette coalition. Cette amélioration diplomatique tient sans doute aussi à la proximité de la Présidence européenne de la Hongrie, qui débutera le 1er janvier 2011, pour six mois. Les récents conflits entre les deux protagonistes ont terni l’image de l’Europe centrale et ont fait douter Bruxelles de sa faculté à surmonter les problèmes issus du passé. Avec cette présidence, la Hongrie tient une belle occasion pour porter les doléances de la « nouvelle Europe » et des pays du groupe de Visegrad notamment. Comme l’a bien dit Mikuláš Dzurinda, « Si la réputation de mon voisin progresse, alors la mienne aussi s’améliore. » Il est donc temps pour la Hongrie et la Slovaquie d’accorder leurs violons. Articles liés : Elections législatives slovaques Slovaquie : Une élection qui en dit long Elections en Slovaquie sous le signe du nationalisme Interview : « Les victimes sont les Hongrois de Slovaquie » – Most-Hid Double-citoyenneté La Slovaquie (contre) attaque ! Double citoyenneté : une loi plébiscitée dans le flou Double citoyenneté : le projet avance Minorités hongroises Minorités hongroises : le grand jour ? Vive le «Jour de l’unité nationale» ! Les minorités resurgissent comme par magie Divers Les fantasmes magyarophobes de Jan Slota atteignent des sommets Les Slovaques persistent et signent En Slovaquie, le feuilleton magyarophobe continue Le Président hongrois refoulé de Slovaquie La Slovaquie veut faire taire sa minorité hongroise

Interview : « Les victimes sont les Hongrois de Slovaquie » – Most-Hid

Interview : « Les victimes sont les Hongrois de Slovaquie » – Most-Hid

11 juin 2010 à 15 h 34 min 0 commentaire

Les querelles entre Budapest et Bratislava n‘en finissent pas. Et, c’est bien connu, « Quand les éléphants se battent, ce sont les souris qui trinquent ». Un jour avant les législatives slovaques du 12 juin, quel est le point de vue des principaux concernés, les Hongrois en Slovaquie ? Interview avec la porte-parole du parti hongrois Most-Hid, Nora Czuczorova. Le parti historique des Hongrois de Slovaquie, le SMK-MKP (officiellement soutenu par le gouvernement FIDESz en Hongrie), n’ayant pas souhaité répondre aux sollicitations de Hulala, la parole est à « Most-Hid », un parti créé en 2009 par des membres dissidents du SMK_MKP qui se distinguent par une position plus « souple » dans le dialogue avec Bratislava et souhaitent créer un pont de coopération entre Hongrois et Slovaques. Crédité par les derniers sondages de 6-8% des intentions de vote, il pourrait s’imposer samedi comme le principal parti « hongrois » de Slovaquie. HU-lala : La loi récemment votée par le parlement hongrois sur la double citoyenneté vous parait-elle opportune pour les Hongrois de Slovaquie ? Nora Czuczorova : Most-Híd n’a pas été consulté sur cette question par le Parlement hongrois. La FIDESz a seulement consulté le SMK-MKP [Le parti historique hongrois, ndlr]. Le but fondamental de cette loi est légitime, mais son « timing » s’est avéré désastreux. Le parlement hongrois s’est ainsi immiscé dans la campagne électorale slovaque et a renforcé les forces nationalistes. Y-a-t-il des divergences entre Most Hid et le SMK-MKP sur cette question de la double citoyenneté ? Les deux partis acceptent l’objectif de cette loi, mais Most-Hid suggère une négociation bilatérale sur ce point entre la Hongrie et la Slovaquie. Le parlement et le gouvernement hongrois devraient adhérer au principe que les décisions qui concernent les minorités hongroises ne devraient pas être prises sans des consultations préalables avec leurs représentants. Ce principe, dans ce cas, a été violé de manière évidente. Most-Hid estime que les conflits interethniques ne devraient pas être « gonflés » et devraient être résolus dans le cadre de la Slovaquie. Pensez-vous que les Hongrois de Slovaquie vont prendre le risque de demander la citoyenneté hongroise en raison de la « contre-loi » slovaque ? Cette “contre-loi” n’est pas la solution au problème, mais elle va probablement avoir un impact négatif sur les demandes de citoyenneté des Hongrois de Slovaquie. Cette loi slovaque a été purement un message de campagne des partis de la coalition gouvernementale. Son contenu devrait être examiné par la Cour constitutionnelle. Most-Hid estime que les émotions vont se calmer après les élections et que les deux nouveaux gouvernements hongrois et slovaques  vont trouver des solutions à ce problème artificiellement monté en épingle. Comment jugez-vous l’approche politique de la FIDESz vis-à-vis des minorités hongroises (double citoyenneté + loi de l’Unité nationale) ? Le “timing” de la loi sur la double-citoyenneté n’a pas fait l’objet de consultations avec tous les représentants des Hongrois de Slovaquie, pas plus qu’avec le pouvoir slovaque. La FIDESz est intervenu dans la campagne politique et a renforcé les nationalistes. Les victimes sont les Hongrois de Slovaquie. Sur le terrain, ressentez-vous une augmentation des tensions entre Hongrois et Slovaques en raison de cette loi ? Sur le terrain, dans les régions ethniquement mixtes, les relations entre les minorités et la population slovaque sont pacifiques et coopératives. Les tensions créées par les gouvernements et les politiciens usant de rhétorique nationaliste n’affectent pas la coexistence des citoyens locaux. Concernant les élections du 12 juin, si Most Hid entre au parlement, avec quels partis pourrait-il envisager une coalition ? Avec quels partis cela s’avérerait-il impossible? Most-Hid souhaite participer à une coalition gouvernementale comprenant des partis de centre-droit. Toute coalition avec le Parti national slovaque SNS et le parti socialiste SMER-SD est considérée comme impossible. Comment réagissez-vous aux récentes déclarations du leader du parti chrétien-démocrate en coalition avec la FIDESz, Zsolt Semjen, selon lesquelles Most-Hid « n’a jamais été un parti hongrois » ? Comme son nom l’indique, Most-Hid est un pont entre Hongrois et Slovaques [« Pont », en slovaque et en hongrois]. C’est le parti de ceux qui veulent coopérer. Propos recueillis par Corentin Léotard, vendredi 11 juin 2010. Articles liés : Elections en Slovaquie sous le signe du nationalisme La Slovaquie (contre) attaque ! Double citoyenneté : une loi plébiscitée dans le flou Minorités hongroises : le grand jour ? Vive le «Jour de l’unité nationale» ! Double citoyenneté : le projet avance