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Pal Schmitt au parlement en compagnie de Janos Lazar, député Fidesz et maire de Debrecen. Ce jeune politicien serait à l'origine des fortes pressions qui ont poussé le président à la démission depuis plusieurs semaines.

Pál Schmitt a enfin démissionné

2 avril 2012 à 14 h 28 min 11 commentaires

Après une semaine de suspense, le président hongrois, Pál Schmitt, a enfin annoncé qu’il démissionnait. Ce lundi, au bout d’un discours d’une dizaine de minutes devant le parlement hongrois, au cours duquel il s’est défendu d’avoir plagié et a réitéré ses attaques à l’encontre de l’université Semmelweis, il s’est finalement résigné à quitter son poste.

Même à droite, la pression monte pour obtenir la démission du président Pál Schmitt

Même à droite, la pression monte pour obtenir la démission du président Pál Schmitt

29 mars 2012 à 23 h 33 min 3 commentaires

C’était le désaveu que tout le monde attendait : les doyens de l’Université de Semmelweis ont décidé, jeudi, de retirer au président hongrois son titre de doctorat décerné en 1992. La pression sur Pál Schmitt vient désormais de tous les bords, y compris de son propre camp, puisque Magyar Nemzet a publié ce jeudi un éditorial appelant à sa démission.

Après Pál Schmitt, c’est Lajos Bokros qui est accusé de plagiat !

Après Pál Schmitt, c’est Lajos Bokros qui est accusé de plagiat !

7 mars 2012 à 11 h 06 min 2 commentaires

Décidément le plagiat semble être une habitude chez les politiciens hongrois. Après le président Pál Schmitt, sur qui pèsent de lourds soupçons, c’est Lajos Bokros, membre du défunt parti conservateur MDF, eurodéputé et ancien ministre des Finances, qui est accusé d’avoir triché pour sa thèse de doctorat. Étonnamment, ce n’est pas l’opposition mais son propre camp qui l’accuse, en effet les attaques proviennent du JeSz, avorton du MDF.

Pal Schmitt le jour de son élection à la présidence (Hungary Around the Clock)

Pál Schmitt souhaite que la nouvelle Constitution protège la langue hongroise

2 mars 2011 à 19 h 43 min 7 commentaires

Lors d’une interview accordée au quotidien Magyar Nemzet, le président de la République hongroise a exprimé son attachement pour la langue hongroise et sa volonté de souligner son importance dans la Constitution et de récompenser les citoyens participant à sa promotion.

Un timbre de la Magyar Posta représentant la bataille de Mohacs (1526)

Turquie : L’incroyable confession de Pal Schmitt

3 février 2011 à 10 h 02 min 2 commentaires

Dans la longue liste des peuples qui ont envahi le territoire de l’actuelle Hongrie au cours de son histoire, les Turcs ne sont généralement pas ceux qui ont laissé le plus mauvais souvenir aux Hongrois. Pour le président de la République Pal Schmitt, c’est peu de le dire…

Source : http://www.pravda.sk/

Pál Schmitt encourage les Hongrois de Slovaquie à déposer une demande de double-citoyenneté

21 janvier 2011 à 5 h 56 min 0 commentaire

Lors d’une rencontre jeudi à Bratislava, les Présidents hongrois et slovaque se sont félicités du programme de la présidence hongroise de l’Union européenne, mais ont réaffirmés leurs désaccords concernant leurs lois respectives sur la double-citoyenneté hongroise et la loi linguistique slovaque, a rapporté jeudi le quotidien slovaque la Pravda. Le Président de la République hongroise, Pál Schmitt, a regretté l’opposition de la Slovaquie à la loi hongroise sur la double-citoyenneté, soulignant qu’elle était le seul pays à s’y opposer. Il a aussi exprimé le souhait de voir Bratislava amender sa propre loi sur la double citoyenneté. Adoptée à la hâte l’été dernier en réaction à la volonté de Budapest d’octroyer des passeports sans condition de résidence aux Magyars des pays voisins, elle prévoit de déchoir de leur citoyenneté slovaque les membres de la minorité hongroise qui déposeraient une demande de citoyenneté hongroise. Son homologue Ivan Gasparovic à quant à lui estimé que chacun des deux pays devrait amender sa loi, sur la double-citoyenneté pour les Hongrois et sur l’usage de la langue hongroise pour les Slovaques. Pál Schmitt a également rencontré les représentants d’ONG hongroises locales afin d’encourager les quelques 500.000 Hongrois de Slovaquie à « renforcer leur relation avec la mère patrie » en  prenant la citoyenneté hongroise. Depuis le 1er janvier, toute personne capable de prouver son origine hongroise peut se voir octroyer la citoyenneté hongroise, sans résider en Hongrie. Plus de deux millions de Hongrois du bassin des Carpates sont théoriquement concernés par cette mesure, mais les Hongrois de Slovaquie sont moins enclins que ceux de Roumanie ou de Serbie à profiter des largesses de Budapest, pour la simple raison que la Slovaquie appartient déjà à l’espace Schengen et par peur de mesures de rétorsion de la part des autorités slovaques. Articles liés : Qui a peur de la Grande Hongrie? Gros succès en perspective pour la double-citoyenneté Un site web pour « décrocher » la citoyenneté hongroise Le droit de vote aux Hongrois des pays voisins ? Double citoyenneté : une loi plébiscitée dans le flou Elections en Slovaquie sous le signe du nationalisme La Slovaquie (contre) attaque !

Les premiers pas de Pal Schmitt dans les Balkans

Les premiers pas de Pal Schmitt dans les Balkans

3 octobre 2010 à 22 h 48 min 0 commentaire

Le président hongrois Pal Schmitt, pour sa première visite officielle à Zagreb, a déclaré vendredi à l’occasion de sa rencontre avec son homologue croate Ivo Josipovic que toute l’Europe attendait l’adhésion de la Croatie à l’UE et que ce serait un exemple pour la région. La réputation diplomatique de la Hongrie au sein de l’Union Européenne se joue en grande partie dans le processus d’intégration des Balkans. Rien de bien nouveau, donc, sous le soleil croate pour le président hongrois, si ce n’est la continuation du soutien apporté par la Hongrie a son voisin du sud. Le chef de l’Etat croate a, quant à lui, rappelé l’amitié et la solidarité entre les deux pays. Il a souligné qu’il connaissait bien les domaines dans lesquels les progrès devaient être renforcés : la lutte contre la corruption à tous les niveaux de la société, la coopération avec la  justice internationale, et les réformes structurelles de l’économie. Articles liés : Croatie : un nouveau président, faute de mieux La Voïvodine un peu plus autonome

Pal Schmitt (à droite), au meeting de la FIDESZ le 15 mars

Pal Schmitt, nouveau Président « sur-mesure »

7 août 2010 à 12 h 00 min 0 commentaire

L’ancien double champion olympique d’escrime et directeur du Comité national olympique, Pal Schmitt, a officiellement pris ses fonctions de Président de la République de Hongrie, vendredi 6 août. « En tant que président, je travaillerai pour que le pays adopte des lois qui servent la population« , a déclaré le double champion olympique par équipe à l’épée en 1968 et 1972, au cours d’une cérémonie retransmise en direct par la télévision depuis le palais présidentiel à Budapest. Si cette nouvelle n’a pas fait grand bruit, c’est qu’elle n’est pas de nature à bouleverser un paysage politique hongrois verrouillé par la super-majorité parlementaire de la Fidesz ni un système politique qui réserve au président un rôle proche de celui d’une potiche. Bien que ce ne soit pas l’avis du principal intéressé, M. Schmitt, qui a déclaré vouloir élargir le spectre des fonctions présidentielles, comme l’avaient fait ses prédécesseurs Goncz, Madl et Solyom. Le préambule de la Constitution devrait, selon lui, inclure une référence à la chrétienté du pays et à la Sainte-couronne et il entend faire une proposition en ce sens. Son brillant passé de sportif l’incite aussi à vouloir enrichir la nouvelle Constitution en préparation de références au sport. « En tant que Président de la République, je devrais remplir le rôle de balance entre les partis parlementaires, la société hongroise et des groupes variés de la nation, en accord avec la  Constitution en vigueur et celle à venir. » C’est mal parti car les socialistes MSZP et les Verts-libéraux LMP n’ont pas assisté à son investiture, officiellement car l’invitation leur a été envoyée trop tardivement. Le nouveau Président a été élu par le parlement hongrois le 29 juin dernier grâce aux votes des députés de son parti, la Fidesz, qu’il a quitté sitôt le vote achevé. Il ne faut donc pas espérer de lui qu’il constitue un contre-pouvoir à l’omnipotence du premier ministre actuel, Viktor Orban, leader de ce même parti. Ce n’est de toute façon pas dans ses intentions : « Je souhaite remplir le rôle de balance plutôt que celui de contrepoids. », a-t-il déclaré lors de lé cérémonie. Cette nouvelle « autorité morale » est le quatrième président de la Hongrie post-communiste et succède à Laszlo Solyom. Articles liés : Pal Schmitt élu Président de la République Le Fidesz désigne le prochain Président de la République

Pal Schmitt élu Président de la République

Pal Schmitt élu Président de la République

29 juin 2010 à 20 h 39 min 1 commentaire

Un nouveau Président de la République a été élu aujourd’hui. En Hongrie, il revient au Parlement d’élire le Président. Sans aucune surprise, c’est le candidat Fidesz qui a remporté le plus de voix, Pal Schmitt. Avec 263 suffrages obtenus, celui-ci l’emporte haut la main sur son unique adversaire Andras Balogh (MSzP), qui lui, n’a reçu que 59 voix. A 68 ans, Pal Schmitt sera le quatrième Président hongrois depuis la fin de la période communiste. Pal Schmitt prendra ses fonctions le 6 août prochain, un jour après l’expiration du mandat du Président actuel, Laszlo Solyom. Immédiatement après la fin du vote, Pal Schmitt a prêté sermet et prononcé un discours devant les membres de l’Assemblée. Au cours de celui-ci, il a annoncé qu’il avait quitté le Fidesz et qu’il jugerait des textes de lois de façon indépendante. Bien que le rôle du Président hongrois soit plutôt honorifique, c’est à lui que revient la responsabilité de signer les textes de lois; et il peut, s’il le juge nécessaire, refuser de signer et demander au Parlement de réexaminer la loi. Malgré sa garantie d’indépendance, beaucoup craignent, à juste titre peut être, un manque d’impartialité du nouveau Président élu. Pal Schmitt est un ancien champion olympique, double médaillé d’or d’escrime par équipe en 1968 et 1972. Il est membre du comité international olympique depuis 1983. Avant de rejoindre le Fidesz (en 2003), il a été Ambassadeur hongrois en Espagne et en Suisse. Depuis qu’il a rejoint le Fidesz, il en a été le Vice-Président (2003 à 2007), député européen (depuis 2004), élu en 2009 l’un des 14 Vice-Président du Parlement Européen, et plus récemment, depuis les élections législatives de 2010, Président de l’Assemblée hongroise. Articles liés : Le Fidesz désigne le prochain Président de la République

Orbán pousse le président Schmitt vers la sortie

Orbán pousse le président Schmitt vers la sortie

16 février 2012 à 9 h 54 min 6 commentaires

Dans son édition de mardi, le journal Népszava a révélé que Viktor Orbán envisagerait de pousser Pál Schmitt à démissionner de sa fonction de président de Hongrie. Le chef du gouvernement aurait par ailleurs l’intention de le remplacer par l’actuel ministre des Affaires étrangères, János Martonyi.

La Constitution a été ratifiée par le président Schmitt

25 avril 2011 à 19 h 41 min 1 commentaire

C’est fait, il ne manquait plus que la signature du Président Pal Schmitt. La nouvelle Constitution hongroise a été ratifiée en ce lundi de pâque à midi, en dépit des vives critiques qui se sont élevées aux niveaux international comme national.

Bokros clashe Orbán à Bruxelles

Bokros clashe Orbán à Bruxelles

22 janvier 2013 à 11 h 07 min Comments are Disabled

Selon l’eurodéputé Lajos Bokros, ancien ministre des Finances hongrois dans les années 90, la Hongrie ne dit « Good Bye Lénine » qu’en apparences. L’ancien technocrate a récemment publié un billet très critique dans un blog du Financial Times à propos des positions économiques du gouvernement de Viktor Orbán. Pour Bokros, l’idée selon laquelle la Fidesz est aujourd’hui un parti de centre-droit conservateur est fausse. « La vision du monde d’Orbán est obsolète et relève de la pensée marxiste primaire, qui veut que la valeur soit créée uniquement par l’agriculture et la production (…) La notion de droit a été systématiquement baffouée » écrit-il. «La corruption endémique a pénétré tous les niveaux de gouvernement », ajoute-t-il. Lajos Bokros est l’unique membre du MDF (Forum Démocratique Hongrois – parti du centre conservateur aujourd’hui disparu) à avoir été élu eurodéputé en 2009. Articles liés : Chronique politique : les partis hongrois « pour les nuls » (3/5) – MDF Après Pal Schmitt, c’est Lajos Bokros qui est accusé de plagiat !

Tilos Rádió : rétrospective de l’année 2012

Tilos Rádió : rétrospective de l’année 2012

8 janvier 2013 à 9 h 12 min Comments are Disabled

La démission du Président Pal Schmitt, le succès du film de Bence Fliegauf « Csak A Szél », le retour à la vie politique de l’ancien 1er ministre Gordon Bajnai, la création du soda national Elixis, le flop de la taxe canine, l’affaire de l’extradition du meurtrier azéri Safarov, les nouvelles coupes budgétaires, les performances des Hongrois aux JO… L’année 2012 a été riche en évènements, parfois absurdes, parfois très sérieux.

Le gouvernement renonce à la pré-inscription électorale

Le gouvernement renonce à la pré-inscription électorale

7 janvier 2013 à 7 h 59 min Comments are Disabled

C’est le deuxième camouflet infligé en quelques semaines par la cour constitutionnelle à Viktor Orban. Après les dispositions prises contre les sans-abris, elle vient de juger contraire à la Constitution une partie de la nouvelle loi électorale.

Crédit : MTI

Les jeux sont faits…. Ce sera János Áder

17 avril 2012 à 8 h 20 min 6 commentaires

NDLR : Le chef de fraction du Fidesz, Janos Lazar, a annoncé lundi soir que le Premier ministre hongrois Viktor Orbán avait nommé Janos Ader, un co-fondateur de son parti le Fidesz, comme candidat au poste de président de la république. Sa mission sera de « consolider la nouvelle Constitution ». Cette nomination sera soumise au vote du parlement le 2 mai.

Le président plagiaire ne démissionnera pas !

Le président plagiaire ne démissionnera pas !

29 mars 2012 à 11 h 50 min 3 commentaires

La commission universitaire chargée d’examiner la thèse plagiée du président de Hongrie Pál Schmitt a rendu son rapport mardi. « Blanchi » par la commission, il a déclaré mercredi qu’il n’envisageait pas de démissionner.

Le cas Akos Kertész relance l’antisémitisme hongrois

Le cas Akos Kertész relance l’antisémitisme hongrois

23 mars 2012 à 14 h 32 min 7 commentaires

Arrivé sur le territoire canadien le 29 février dernier, l’écrivain Akos Kestész, lauréat du Prix Kossuth en 2008, a demandé le statut de réfugié politique et s’est installé à Montréal. Cette demande intervient après la polémique et les troubles engendrés par la parution d’un article de l’écrivain, en août 2011, dans un journal hongrois basé aux Etats-Unis. Sous la pression de l’extrême droite hongroise, une nouvelle loi serait en préparation, permettant de retirer un prix ou un titre honorifique à une personnalité qui n’en serait plus « digne ».

Ces Hongrois de Slovaquie déchus de leur citoyenneté

Ces Hongrois de Slovaquie déchus de leur citoyenneté

5 mars 2012 à 11 h 29 min 32 commentaires

Les relations slovaquo-hongroises, marquées par les rancœurs du passé, sont entrées dans une nouvelle phase. Tout Hongrois de Slovaquie qui se voit octroyer la citoyenneté hongroise par Budapest est immédiatement déchu de sa citoyenneté slovaque. Dans cette « guéguerre » nationaliste qui se joue de part et d’autre du Danube, l’Europe est impuissante.

Accouchement à domicile : Ágnes Geréb condamnée en appel

Accouchement à domicile : Ágnes Geréb condamnée en appel

15 février 2012 à 7 h 45 min 8 commentaires

Vendredi dernier, la Cour d’appel de Budapest a prononcé son verdict dans l’affaire Ágnes Geréb, obstétricienne et sage-femme connue en Hongrie pour être la pionnière de l’accouchement à domicile. Sa condamnation à deux ans de prison ferme a été confirmée.

Crédit : SzegedMa.hu

Manifestation monstre de soutien à Orbán

23 janvier 2012 à 7 h 29 min 44 commentaires

Samedi après-midi a eu lieu la « Békemenet » (marche de la paix), une manifestation d’une ampleur exceptionnelle pour soutenir le gouvernement organisée par des hommes de presse proche de la Fidesz. La foule est partie de la place des Héros à 16h pour atteindre la place Kossuth deux heures plus tard. Le nombre de participants a dépassé les 100.000, du jamais vu ces 20 dernières années.

« Constitution de Pâques » : ce qu’en dit la presse hongroise

« Constitution de Pâques » : ce qu’en dit la presse hongroise

5 janvier 2012 à 8 h 00 min 1 commentaire

La constitution hongroise a été signée lundi dernier par le Président de la République Pal Schmitt qui la considère comme le premier pas décisif vers l’avenir. Voici un petit aperçu des différentes analyses des journaux hongrois face à cet événement.

Manifestation en faveur de la sage-femme Ágnes Geréb

Manifestation en faveur de la sage-femme Ágnes Geréb

9 octobre 2011 à 23 h 39 min 1 commentaire

Deux cent personnes se sont rassemblées à Budapest mercredi 5 octobre pour réclamer la libération d’Ágnes Geréb, la sage-femme célèbre pour assister les accouchements à domicile. Le lendemain, le tribunal de Budapest a décidé son maintien en résidence surveillée.

Kossuth tér le 1er octobre 2011 (Crédit photo : HU-lala)

Les syndicats font bloc contre Viktor Orbán

3 octobre 2011 à 0 h 02 min 2 commentaires

Budapest a vécu au rythme des manifestations anti-gouvernementales tout le week-end avec comme point d’orgue un grand rassemblement des syndicats devant le parlement samedi après-midi.

Manifestation de Jobbik, fête nationale du 23 octobre 2010 (HU-lala)

Le présumé terroriste György Budaházy dans la tourmente

31 mai 2011 à 7 h 27 min 1 commentaire

Les victimes témoignent. Sándor Csintalan, ancien membre du parti social-démocrate hongrois (MSzDP), et présentateur TV, a raconté au cours du procès de Budahazy comment il s’est fait tabasser par 4 hommes aux visages dissimulés derrière des masques de ski, un soir, dans un parking.

L’ancien président hongrois Ferenc Madl est mort

L’ancien président hongrois Ferenc Madl est mort

30 mai 2011 à 19 h 09 min 0 commentaire

Le chef du bureau présidentiel a annoncé dimanche le décès à l’âge de 80 ans de l’ancien président hongrois Ferenc Madl, en poste de 2000 à 2005. La cause du décès n’a pas été révélée.

Les Hongrois et les autres groupes se mobilisent en vue du recensement slovaque

Les Hongrois et les autres groupes se mobilisent en vue du recensement slovaque

16 mai 2011 à 8 h 32 min 3 commentaires

Béla Bugar, le leader du parti Most-Hid, a appelé les Hongrois de Slovaquie à déclarer leur identité ethnique au cours du recensement qui sera effectué du 21 mai au 6 juin. L’Église et les Roms aussi sont mobilisés pour peser dans le décompte final. « Si le nombre de personnes déclarant leur appartenance à une minorité ethnique venait à diminuer, les communautés minoritaires se verraient donner moins de droits que leur taille ne le justifie« , a expliqué Béla Bugar. Son parti Most-Hid est né d’une scission du parti historique de la minorité hongroise de Slovaquie en 2009, le SMK-MKP, avec la volonté de transcender les clivages ethno-politiques (« most » et « hid » signifiant « pont » en slovaque et en hongrois). Comme dans les autres pays d’Europe centrale et les Balkans, le recensement comporte une question basée sur l’auto-déclaration relative à la « nationalité/ethnicité ». Il ne s’agit pas d’une simple formalité administrative destinée à améliorer l’efficacité des politiques publiques, mais avant toute chose d’un enjeu éminemment politique. Le vote des minorités hongroises d’Europe centrale n’est pas exclusivement, mais surtout, un vote ethnique. Cet appel de Béla Bugar ne sera pas suffisant pour conjurer la baisse démographique de ses co-nationaux. En 1991, 578.000 citoyens slovaques ont revendiqué leur nationalité/ethnicité hongroise et 520.000 en 2001. Il est vraisemblable que leur nombre passe au-dessous du seuil  symbolique des 500.000 individus. Leurs poids relatif dans la population totale va diminuer en raison notamment d’une structure par âge plus vieillie que celle du reste de la population et des migrations. Les Roms se mobilisent aussi Des associations Roms ont-elles aussi appelés les Roms de Slovaquie à déclarer leur identité ethnique, a rapporté le site d’infos Romea.cz. Un clip vidéo a été diffusé sur la chaîne de TV nationale comportant des slogans tels que « Nous sommes environ un demi-million de Roms en Slovaquie. Je n’ai pas honte d’être une femme Rom » ou encore « N’ayez pas peur d’être Rom ! ». Les Roms ont une faible propension à déclarer leur identité ethnique, considérant que cela peut être dépréciatif et constituer une menace pour eux. Lors du dernier recensement hongrois de 2001, seulement 200.000 personnes se sont auto-déclarées Roms alors que les estimations font état de 600.000 – 700.000 individus. De son côté, l’Eglise a conduit une campagne nationale pour inciter la population à déclarer leur confession afin de bénéficier de financements plus généreux, a précisé le journal La Croix. Au dernier recensement il y a 10 ans, 68,9% des citoyens slovaques s’étaient déclarés catholiques. « Puisse le bien aimé peuple slovaque ne jamais avoir honte de l’Évangile et garder dans son cœur ce précieux trésor qui peut engendrer lumière et force pour la vie quotidienne », indique les affiches pastorales, rappelant les propos du pape Jean-Paul II lors de sa visite à Bratislava en 2003. Articles liés : Interview : « Les victimes sont les Hongrois de Slovaquie » – Most-Hid Slovaquie : Une élection qui en dit long Elections en Slovaquie sous le signe du nationalisme La Fidesz secoue la grande nation hongroise Double citoyenneté : les Hongrois de Slovaquie vont devoir attendre Pál Schmitt encourage les Hongrois de Slovaquie à déposer une demande de double-citoyenneté Qui a peur de la Grande Hongrie?

Attila Mesterházy, président du parti socialiste hongrois

Ce que l’oppposition dit de la Constitution

27 avril 2011 à 13 h 58 min 1 commentaire

Les réactions de l’opposition à la ratification de la nouvelle Constitution par le Président Pál Schmitt ne se sont pas fait attendre. En voici la teneur, pour l’essentiel, rapportées par l’agence MTI.

Une Constitution en chocolat ?

Une Constitution en chocolat ?

25 avril 2011 à 19 h 57 min 3 commentaires

Viktor Orban, premier Ministre hongrois, a déclaré que le fait que la Constitution soit ratifiée le lundi de Pâques par le Président hongrois était « un signe du destin« . S’il est certain que cette déclaration est dans la même veine que la Constitution, comprenant des références à Dieu, au christianisme et à la famille traditionnelle, on a bien du mal à y trouver des traces de la « modernité » évoquée par le Président Pal Schmitt. Le fait que le texte ait été célébré à Cluj-Napoca en Roumanie (Transylvanie) prouve symboliquement qu’il y a là un retour en arrière opéré par les autorités hongroises, si l’on prend en compte le principe de la territorialité du Droit. Illustration : caricature – morphing de Viktor Orban avec le pape Benoit XVI

Viktor Orban "fraîchement" accueilli au parlement européen le 19 janvier

Vers un nouveau clash entre la Hongrie et l’UE ?

21 avril 2011 à 21 h 34 min 3 commentaires

L’adoption de la nouvelle Constitution pourrait-elle déclencher un scandale européen comme ce fut le cas avec la loi sur les médias ? C’est fort possible…mais cela n’aura sans doute pas d’effets.

La Szent-Korona, symbole dépositaire de l'identité chrétienne de la Hongrie

Nouvelle constitution : le passé d’une illusion

17 avril 2011 à 20 h 14 min 3 commentaires

Le billet de Cécile Vrain, journaliste et docteur en Histoire des Relations Internationales de l’Université de Paris 1, spécialiste de la Hongrie.

Ban Ki Moon en visite en Hongrie ce dimanche

Ban Ki Moon en visite en Hongrie ce dimanche

13 avril 2011 à 12 h 21 min 0 commentaire

Le Secrétaire général de l’ONU fera une étape ce week-end à Budapest au cours d’une tournée centre-est européenne qui le conduira successivement en République tchèque, en Hongrie, en Ukraine et en Fédération de Russie.

János Kádár, premier secrétaire du parti socialiste ouvrier hongrois de 1956 à 1988

La chasse aux anciens agents communistes reste ouverte

23 mars 2011 à 22 h 33 min 0 commentaire

Un député du parti socialiste (MSZP), Csaba Molnar, a présenté un projet de loi destiné à clarifier le passé du Président de la République, Pál Schmitt. Une proposition qui relance le débat sur la « lustration » invoqué pour démasquer les anciens agents du régime communiste.

Une centaine de Csángós obtiennent la citoyenneté hongroise

Une centaine de Csángós obtiennent la citoyenneté hongroise

16 mars 2011 à 21 h 19 min 0 commentaire

Profitant de la loi dite de la double-citoyenneté, votée il y a à peine un an par le Parlement, une centaine de magyars Csángós, ont obtenus la nationalité hongroise lors d’une cérémonie officielle hier au château de Buda, commémorant de la révolution de 1848.

Commémorations pour les victimes du communisme

27 février 2011 à 10 h 00 min 0 commentaire

La Hongrie a rendu hommage vendredi aux victimes du régime communiste. Les médias publics ont diffusé des programmes spécifiques et une cérémonie s’est tenue sur l’avenue Andrássy à Budapest, devant la maison de la terreur (Terror Háza), où le président hongrois Pal Schmitt était parmi ceux qui ont allumé une bougie. Le 25 février a été déclaré journée officielle dédiée à la mémoire des victimes du communisme, en vertu d’une résolution parlementaire adoptée il y a onze ans, sous le premier gouvernement Fidesz de Viktor Orban. A cette date, en 1947, le secrétaire général du parti des petits propriétaires – vainqueur des premières élections d’après-guerre -, Béla Kovacs, a été arrêté sur de fausses accusations d’espionnage contre les Soviétiques et d’intention de former un contre-gouvernement. Il a été condamné à 25 ans de travaux forcés en Union soviétique et fut relâché six ans plus tard.

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Kosovo : Pacolli Président, Thaçi forme son nouveau gouvernement

22 février 2011 à 19 h 39 min 0 commentaire

Par Le Courrier du Kosovo Behxhet Pacolli, le très controversé homme d’affaires kosovaro-suisse, a été élu mardi par le Parlement à la Présidence du Kosovo. Son élection n’a été acquise qu’au troisième tour de scrutin, par 62 voix contre 4, les députés d’opposition ayant quitté la séance. Le champ est donc libre pour que Hashim Thaçi forme un nouveau gouvernement, conformément à l’accord passé entre le PDK, l’AKR et le SLS. Article mis en ligne le 22 février 2011 par le Courrier des Balkans Réuni lundi en séance constitutive, le Parlement du Kosovo avait tout d’abord reconduit son Président, en la personne de Jakup Krasniqi (Parti démocratique du Kosovo, PDK). Au moment de prêter serment, les 14 députés du mouvement Vetëvendosja, qui faisait son entrée au Parlement, ont brandi devant eux le drapeau albanais rouge et noir. La séance de mardi, consacrée à l’élection du Président, a été plus agitée, les partis d’opposition (LDK, Vetëvendosja, AAK), quittant la séance, alors que la candidature de Behxhet Pacolli était fortement contestée au sein même du PDK. Les partis d’opposition ont déclaré qu’ils ne voulaient pas cautionner le choix du nouveau Président et du nouveau gouvernement, sachant que celui-ci était condamné à ne pas durer. Lors des deux premiers tours de scrutin, une majorité qualifiée était nécessaire, tandis que la majorité simple suffisait au troisième tour. Selon l’accord conclu vendredi entre le PDK et l’Alliance pour un nouveau Kosovo (AKR), le parti de l’homme d’affaires, ce dernier devrait se tailler la part du lion au sein du nouveau cabinet Thaçi, malgré son faible résultat (7%) lors des élections du 12 décembre dernier. Il obtiendra trois ministères : les Forces de sécurité du Kosovo, la Santé, le Commerce et l’industrie. Le portefeuille des Forces de sécurité reviendra au général Ceku, tandis qu’un autre cadre de l’AKR, Muhamed Mustafa, sera vice-Premier ministre, en charge de l’Économie. Le PDK a conclu ce week-end un autre accord avec la principale formation serbe, le Parti libéral indépendant, qui possède députés : ce parti obtiendra également un poste de vice-Premier ministre, qui reviendra à son dirigeant, Slobodan Petrović, ainsi que trois portefeuilles : Administration locale, Retour des réfugiés et communautés, Travail et affaires sociales. Élu sur la liste de l’AAK, qui a décliné les offres de coalition, Ukë Rugova, le fils de l’ancien Président, devrait participer au nouveau gouvernement. Par contre, le ministre sortant des Transports, Fatmir Limaj (PDK), mis en cause dans de graves affaires de corruption, a accepté de se « sacrifier » et quitte l’exécutif. Article du CdB précédemment paru sur HU-lala : Serbie : des passeports hongrois pour la minorité hongroise de Voïvodine Articles liés : Elargissement de l’UE : « chaque pays candidat doit franchir un pas » (Martonyi) Elargissements de l’UE : les divergences franco-hongroises Nouvelle crise politique au Kosovo Les premiers pas de Pal Schmitt dans les Balkans Viktor Orban plaide en faveur de la Croatie Serbie : la longue route vers l’UE Hongrie – Serbie : quand il n’est plus question de guerre, mais de coopération Croatie : un nouveau président, faute de mieux La Voïvodine un peu plus autonome La Hongrie prépare le terrain pour présider l’UE en 2011 La Hongrie soutien l’adhésion serbe à l’UE

Viktor Orban et Iveta Radičová, le 28 janvier 2011

Double citoyenneté : les Hongrois de Slovaquie vont devoir attendre

14 février 2011 à 8 h 01 min 6 commentaires

Alors que le vote était prévu jeudi dernier, les députés slovaques de la coalition gouvernementale n’ont finalement pas trouvé d’accord pour mettre fin aux restrictions à la double citoyenneté adoptées sous le gouvernement Fico en mai 2010. Suite à cette décision, le parti de la minorité hongroise Most-Hid a décidé de ne plus voter les propositions de la coalition, qui entre de fait dans une période de crise. Iveta Radičová, Premier ministre slovaque avait annoncé mercredi 26 janvier son intention de rétablir l’accès à la double citoyenneté, notamment pour les Slovaques d’origine hongroise. A l’heure du vote, le Parlement en a décidé autrement. Les différents partis de la coalition gouvernementale n’ont en effet pas réussi à se mettre d’accord sur les amendements à apporter à la loi interdisant la double citoyenneté. Le vote a donc été reporté à une date ultérieure. Parmi les opposants à un assouplissement de la loi, on trouve notamment la figure d’Igor Matovic, député du parti de centre-droit SaS (Liberté et Solidarité) et fondateur du mouvement des « gens ordinaires », qui considère que la Slovaquie ne peut par fermer les yeux sur l’appétit hongrois de reconstituer une « Grande Hongrie ». Il propose de permettre un accès restreint à la double citoyenneté, à condition de respecter des critères précis (résidence, études, liens familiaux dans le pays étranger).. Suite à ce refus des députés de la coalition gouvernementale de rétablir l’accès à la double citoyenneté, dont l’interdiction visait particulièrement les Slovaques d’origine hongroise, le parti hongrois modéré de Béla Bugár, le Most-Hid, également membre de la coalition, a décidé ne ne plus soutenir ses propositions. Même si Iveta Radičová se refuse à parler ouvertement d’une crise gouvernementale, la prise de décisions au parlement par la coalition est désormais bloquée. Source : http://www.sme.sk/ Articles liés : La Fidesz secoue la grande nation hongroise Double citoyenneté : Radicova revient sur la loi slovaque Pál Schmitt encourage les Hongrois de Slovaquie à déposer une demande de double-citoyenneté Qui a peur de la Grande Hongrie? Gros succès en perspective pour la double-citoyenneté Un site web pour « décrocher » la citoyenneté hongroise Le droit de vote aux Hongrois des pays voisins ? Double citoyenneté : une loi plébiscitée dans le flou Elections en Slovaquie sous le signe du nationalisme La Slovaquie (contre) attaque !

Le malaise social des campagnes « dérange » la tournée du président

Le malaise social des campagnes « dérange » la tournée du président

31 janvier 2011 à 20 h 54 min 2 commentaires

Le président de la République de Hongrie, Pál Schmitt, a commencé sa tournée dans le pays par une visite à Miskolc, jeudi dernier. « Les Hongrois de toute la Hongrie, même à Budapest, ne sont pas égaux dans le panorama que l’on peut admirer depuis Sándor Palota (la résidence du Président au château de Buda) » – a-t-il déclaré. Il ne croyait pas si bien dire. Les inondations qui perdurent cet hiver dans l’Est de la Hongrie y ont précipité un niveau de vie global qui se dégradait déjà énormément, jusqu’à témoigner, parfois, d’un climat de pauvreté extrême chez les villageois. Quant aux services publics, ils sont en totale déliquescence car la plupart des communes croulent sous les dettes.

La Fidesz secoue la grande nation hongroise

La Fidesz secoue la grande nation hongroise

31 janvier 2011 à 13 h 55 min 3 commentaires

La Slovaquie a annoncé la semaine dernière son intention de lever les restrictions à la double-citoyenneté pour ses citoyens d’origine hongroise, quant à l’Union européenne, elle n’a pas les moyens juridiques de s’opposer ni à l’octroi par Budapest de la citoyenneté aux minorités hongroises, ni à leur éventuel droit de vote.

Elargissement de l’UE : « chaque pays candidat doit franchir un pas » (Martonyi)

Elargissement de l’UE : « chaque pays candidat doit franchir un pas » (Martonyi)

27 janvier 2011 à 23 h 49 min 0 commentaire

Auditionné par la Commission des Affaires Etrangères au Parlement européen mercredi matin à propos des tâches à accomplir durant la présidence, le ministre des Affaires étrangères hongrois, János Martonyi, a déclaré : « Nous voudrions faire franchir un pas à tous les candidats ». L’adhésion croate János Martonyi a également souligné, que ce « pas » doit être différent dans le cas de chaque pays. Il pense que pour la Croatie, l’objectif doit être la fin des négociations. Le ministre a bon espoir sur la signature de l’adhésion croate lors de la présidence polonaise. La question turque A propos de la Turquie, M. Martonyi a souligné que la présidence hongroise se penchera sérieusement sur le dossier, afin de pouvoir ouvrir « un chapitre, ou des chapitres » dans les négociations. « La Turquie a sa place dans l’Union Européenne » – a t-il affirmé. Il en a profiter pour mentionner l’Islande, ainsi que l’Ancienne République Yougoslave de Macédoine (ARYM) et le Monténégro. Il a d’ailleurs vivement félicité ce dernier pour son entrée dans les rangs des pays candidats. Le regard hongrois fixe les Balkans, et particulièrement la Serbie amie Dans une zone où les peuples sont interconnectés, la présidence hongroise semble prendre grand soin des Balkans de l’ouest. Les événements récents en Albanie prouvent bien qu’il faut tenir compte de la persistance des tensions dans la région. Selon János Martonyi, par-delà les candidatures, les pays dont la candidature est potentielle peuvent déja avancer pas à pas vers l’Union. Il n’a donc pas manqué de parler de la Serbie, qui répondra très prochainement au questionnaire soumis par la Commission européenne. En ce sens, la Serbie peut commencer à élaborer sa position conformément à son statut de pays candidat. Pas de favoritisme pour le Kosovo Aux questions des parlementaires européens su le point serbe, le ministre déclaré que « le Kosovo ne peut pas rester un trou noir dans la région, même si les intentions du pays pour l’intégration ne sont pas soutenues d’une façon univoque. (sic) » Ainsi il pense que comme tous les autres pays qui souhaitent devenir membre de l’UE, le Kosovo doit être en mesure de pouvoir répondre aux exigences. L’Albanie peut perdre la perspective européenne pour longtemps Au sein de la Commission des Affaires étrangères, plusieurs eurodéputés ont exprimé leur inquiétude au regard des récentes émeutes qui se sont produites en Albanie. Ils ont bien entendu voulu connaître la position de la présidence hongroise sur le sujet. Les affrontements entre les militants du Parti socialiste et la police albanaise ont tué plusieurs personnes . On présume que les morts sont à déplorer en raison de la réaction exagérée de la police. Sur ce point, János Martonyi a déclaré : « il faut qu’ils comprennent que s’ils ne changent pas de comportement, la perspective européenne disparaîtra pour eux ». Il a également ajouté que la présidence ne prendra pas position concernant le débat politique intérieur en l’Albanie. Articles liés : Viktor Orban plaide en faveur de la Croatie Elargissements de l’UE : les divergences franco-hongroises Nouvelle crise politique au Kosovo Serbie : la longue route vers l’UE Les premiers pas de Pal Schmitt dans les Balkans Hongrie – Serbie : quand il n’est plus question de guerre, mais de coopération Croatie : un nouveau président, faute de mieux La Voïvodine un peu plus autonome La Hongrie prépare le terrain pour présider l’UE en 2011 La Hongrie soutien l’adhésion serbe à l’UE

Viktor Orban et Iveta Radičová, le 14 décembre dernier à Bratislava

Double citoyenneté : Radičová revient sur la loi slovaque

27 janvier 2011 à 19 h 25 min 1 commentaire

Après une longue phase d’affrontements entre la Hongrie et la Slovaquie sur la question de la double citoyenneté, le gouvernement slovaque est sur le point d’assouplir sa position. Iveta Radičová (photo) s’est dite prête à autoriser l’accès à la double nationalité aux Hongrois de Slovaquie. Malgré les bisbilles sur la double nationalité de part et d’autre du Danube, Viktor Orbán se rendra à Bratislava demain pour signer un accord sur les connexions gazières transfrontalières. La semaine dernière nous rapportions que le président hongrois Pál Schmitt, alors en visite à Bratislava, avait regretté l’opposition de la Slovaquie à la loi hongroise sur la double citoyenneté. Il a également demandé aux Slovaques d’amender leur loi sur la déchéance de la nationalité slovaque en cas d’adoption d’une seconde citoyenneté. Il semblerait que ce soit chose faite, puisque le gouvernement slovaque a annoncé mercredi à Bratislava avoir approuvé un amendement qui dispose que les citoyens slovaques « ne pourront être privés de leur citoyenneté qu’à leur propre demande ». Seuls les fonctionnaires exerçant des fonctions régaliennes de l’Etat (policiers, militaires, douaniers et autres) devront avoir la seule citoyenneté slovaque. 3 des 4 partis du gouvernement de coalition slovaque souhaiteraient, en fait, rendre la loi hongroise invalide et inapplicable en Slovaquie. Le premier ministre slovaque Iveta Radičová considère en effet que la loi hongroise sur la double citoyenneté ne respecte pas les accords internationaux. Toutefois, comme l’indique Euractiv, depuis l’entrée en vigueur de la loi le 17 juillet 2010, seuls 25 personnes ont été concernées, dont 11 citoyens allemands, 10 Autrichiens, 1 Italien, 1 Néerlandais, 1 Britannique et… 1 seul Hongrois. Beaucoup de bruit pour rien Articles liés : Pál Schmitt encourage les Hongrois de Slovaquie à déposer une demande de double-citoyenneté Qui a peur de la Grande Hongrie? Gros succès en perspective pour la double-citoyenneté Un site web pour « décrocher » la citoyenneté hongroise Le droit de vote aux Hongrois des pays voisins ? Double citoyenneté : une loi plébiscitée dans le flou Elections en Slovaquie sous le signe du nationalisme La Slovaquie (contre) attaque !

Source : Median.hu

La fin de l’état de grâce pour la Fidesz ?

16 décembre 2010 à 22 h 42 min 1 commentaire

Seraient-ce les premiers signes de morcellement que l’on verrait apparaître dans l’opinion publique ? Si la droite au pouvoir reste loin devant les autres partis en termes de popularité, pour la première fois depuis son arrivée triomphale au pouvoir, un sondage Median indique que l’insatisfaction gagne du terrain : près de la moitié des électeurs estime que le pays va dans la mauvaise direction. Avec 44% d’opinion favorable dans l’ensemble de l’électorat au début de ce mois de décembre, le grand parti de la droite conservatrice reste très largement en tête, devant le MSZP (13%), Jobbik (7%) et LMP (3%). Parmi l’ensemble des sympathisants, la Fidesz recueille 64% d’opinion favorable, contre 20% pour les socialistes, 11% pour l’extrême-droite et 4% pour les verts-libéraux. Mais derrière ces chiffres se cachent pourtant des signes d’insatisfaction croissante vis-à-vis du gouvernement. Près de la moitié de l’électorat (48%) estime que le pays va dans une mauvaise direction, contre 39% un mois plus tôt. A l’opposé, seulement 37% de l’électorat estime que le pays est bien dirigé, contre 45% un mois après les législatives. Une partie des électeurs qui se disent favorables à la Fidesz, considère donc néanmoins qu’elle dirige mal le pays. Ce sont ces électeurs qui, à terme, pourraient se détourner du parti de Viktor Orban et venir grossir les rangs, déjà bien garnis, de l’électorat désabusé qui ne soutient aucun parti (30%). Au début du mois de décembre, 3 électeurs sur 10 ne soutenaient aucun parti politique, alors qu’ils étaient un quart (25%) au moment de l’arrivée au pouvoir de la Fidesz, début mai. Dans le même temps, la part de l’électorat en faveur de la Fidesz a baissé de 6 points, de 50% à 44%. Une évolution qui semble profiter aux socialistes Des trois partis d’opposition, c’est le parti socialiste qui a tiré le plus de bénéfices des évolutions de l’opinion depuis l’élection d’avril, passant de 12% de soutien des électeurs sympathisants d’un parti, un mois après sa défaite aux élections législatives, à 20% au début du mois. Dans le même laps de temps de six mois, l’extrême-droite n’a pas su profiter de sa position de parti parlementaire d’opposition, stagnant à 11%, tout comme le LMP, à 4%. Tous les politiciens majeurs du pays voient leur côte diminuer, à l’exception du porte-parole du premier ministre Péter Szíjjártó et du socialiste Attila Mesterházy qui gagnent tous deux un petit point, à 38% et 23% respectivement. Viktor Orban et le Président Pal Schmitt restent les deux personnalités politiques les plus appréciées, avec 54% et 52% d’opinions favorables, en légère baisse de 2 points chacun. Une politique agressive  de centralisation des pouvoirs Si ce sondage de l’institut Median n’explique pas les raisons de cette hausse de la proportion d’insatisfaits, il est probable que les récentes évolutions politiques, allant toutes dans le sens d’une accaparation des pouvoirs au profit d’un seul parti majoritaire, en soient la cause : Une nationalisation « sauvage » des caisses de retraite privées qui va pénaliser trois millions de salariés ; Une réforme des médias très contestée, notamment par la frange la plus jeune et libérale de l’électorat de droite ; La limitation des pouvoirs de la Banque centrale. Autant de signes qui sont peut-être interprétés par une partie des citoyens hongrois comme une volonté de la Fidesz d’asseoir son pouvoir personnel pour longtemps, plus que comme des mesures  prises dans l’intérêt collectif de l’ensemble de la société.

La Hongrie, vers une «démocratie dirigée» à la russe

La Hongrie, vers une «démocratie dirigée» à la russe

23 novembre 2010 à 20 h 54 min 3 commentaires

Dans un article paru mardi, The Guardian dénonce violemment la dérive autoritaire du pouvoir en Hongrie. Selon le quotidien britannique de centre-gauche, la Hongrie de Viktor Orban prend plus la voie de la Russie de Vladimir Poutine que celle des démocraties occidentales. Sans que l’Europe ne trouve rien à y redire… « Il est concevable que, d’ici pas très longtemps, la Hongrie ressemble plus à la « démocratie dirigée » russe qu’à toute autre démocratie pluraliste occidentale avec ses garde-fous et ses contre-pouvoirs. », écrit l’auteur de l’article, Jan-Werner Mueller, professeur de sciences-politiques à l’Université de Princeton. Puis de passer en revue les mesures controversées prises par le gouvernement depuis son arrivée au pouvoir en avril : Loi visant à augmenter le contrôle politique sur les medias, choix d’un président « sur-mesure » en la personne de Pal Schmitt, Projet de limitation des pouvoirs de la Cour constitutionnelle, etc. Le parallèle établit entre la Russie et la Hongrie est un peu scabreux, mais pas dénué de pertinence. Comme la Russie, la Hongrie garde dans sa mémoire collective un passé glorieux désormais révolu. Comme le peuple russe, le peuple hongrois s’est senti humilié par ses propres dirigeants post-1990. Comme les Russes, les Hongrois ont voulu porter au pouvoir un homme-fort capable de  remettre de l’ordre dans le grand méchant flou démocratique et d’apporter un peu de certitude dans le chaos de la mondialisation. Un homme à poigne tel que Vladimir Poutine…ou Viktor Orban. Quitte à rogner un peu sur les grands principes démocratiques. En cela, la politique « autoritaire » menée par l’actuel gouvernement hongrois n’est peut-être pas aussi illégitime que ne l’entend The Guardian, puisque le peuple, dans sa grande majorité, l’a appelé de ses vœux. Mais que fait l’Europe ? Selon J.W. Mueller, l’Europe a abandonné son ambition de bâtir un véritable espace politique démocratique et ne se préoccupe plus de protéger la démocratie mais seulement le marché. « L’UE semble fermer les yeux » sur ce qu’il se passe en Hongrie « où un parti au pouvoir avec une majorité écrasante au parlement est occupé à démanteler l’État de droit et à éroder sa fragile culture politique démocratique. » Avec la présidence hongroise de l’Union européenne qui va débuter le 1er janvier, « ne serait-il pas temps pour Bruxelles et pour les autres membres de l’Union de faire du bruit autour de la direction profondément antilibérale que prend la Hongrie ? », questionne l’auteur de l’article, pour qui c’est la crédibilité politique de l’Europe à long terme qui est en jeu. Et de conclure : « Les Hongrois ont toujours été favorables à l’UE. Ils se préoccupent de ce que pense l’Europe. Il est temps pour l’Europe de le leur dire. » Voudront-ils l’entendre sans le prendre comme une énième ingérence dans leurs affaires ? Articles liés : Orbán attendu comme le messie Biographie : La revanche de Viktor Selon Jobbik, il n’y a pas de démocratie en Hongrie actuellement La gauche se rebiffe en «Orbanie» ! Les Hongrois, ces grands fascistes ! Réforme des médias : acte II Médias : retours (non négociés) aux choses sérieuses Pal Schmitt, nouveau Président « sur-mesure »

Zsolt Borkai élu à la tête du Comité Olympique Hongrois

Zsolt Borkai élu à la tête du Comité Olympique Hongrois

21 novembre 2010 à 19 h 15 min 0 commentaire

Comme prévu, le candidat unique Zsolt Borkai a été élu président du Comité Olympique Hongrois, samedi. Agé de 45 ans, le maire Fidesz de Györ depuis 2006 est aussi connu pour être un ancien gymnaste médaillé d’or au cheval d’arçon aux JO de Séoul (1988). Il succède à la tête du « MOB » à Pal Schmitt, aujourd’hui Président de la République de Hongrie. Le successeur de Laszlo Solyom n’abandonne cependant pas tout à fait un comité qu’il a dirigé pendant 21 ans puisqu’il en devient le président d’honneur.

Réforme des institutions : Orbán sur les pas de Sarkozy

18 novembre 2010 à 0 h 10 min 1 commentaire

En visite officielle à Paris à partir de jeudi, le premier ministre Viktor Orbán rencontrera le président Nicolas Sarkozy vendredi matin. Au vu de l’actualité politique, l’occasion de comparer la stratégie politique du chef du gouvernement hongrois et celle du président français est trop belle, en particulier sur le thème de la Constitution. Au centre de toutes les autres orientations du gouvernement hongrois, la révision constitutionnelle prévue pour le printemps 2011 intervient quelques mois après l’élection de M. Orbán, en avril dernier. Pour Viktor Orbán, ce n’est pas faute d’avoir prévenu : en campagne déjà, il fustigeait le pluralisme – portant à confusion selon lui – en annonçant vouloir mener une gouvernance permanente et à sens unique avec le parti conservateur Fidesz. Outre le plébiscite électoral dont il bénéficie au parlement, l’omnipotence que cette ambition nécessite devait aller de pair avec un changement de Constitution. Achever les contre pouvoirs de la vie publique pour gouverner seul Depuis la rentrée, on apprend que l’économie hongroise va subir une thérapie de choc pour respecter les engagements du gouvernement envers l’Union européenne sur le déficit (3,8% en 2010 et 3% du PIB en 2011) en réduisant drastiquement les dépenses publiques. Toutes les mesures ont pour l’instant été validées par la Cour constitutionnelle, y compris le gel des aides aux fonds de pension (une économie de 60 milliards HUF pour l’Etat par an) qui toucherait près de 3 millions de souscripteurs. Un seul point a, en outre, été jugé anticonstitutionnel : l’impôt à 98% sur les indemnités de départ empochées par les cadres (à partir d’un seuil de 2 millions HUF) et les employés (à partir de 3,5 millions HUF) ayant travaillé plus de 60 jours au sein d’entreprises et d’institutions publiques. Si cet impôt semble porter le costume de « Robin des Bois » comme les dernières taxes spéciales anti-crise sur le secteur des banques, de l’énergie et de la distribution, c’est sa rétroactivité jusqu’à 2005 qui fait scandale. La Fidesz n’attend même pas de changer la Constitution en bonne et due forme et pratique le passage en force, surtout lorsqu’il s’agit de régler ses comptes avec l’ancien gouvernement. L’opposition socialiste (MSzP) a beau gémir, l’extrême droite Jobbik peut gesticuler, LMP (« l’alternative de gauche » à la hongroise) peut en profiter pour se faire entendre, Viktor Orbán, György Matolcsy (ministre des finances) et János Lázár (président de l’écrasant groupe Fidesz au parlement) ont donc déjà eu la peau de la Cour Constitutionnelle sur la seule mesure économique qui posait problème parmi les 29 proposées. Mardi au parlement, la Cour a même subi l’humiliation de voir ses compétences réduites officiellement, surtout en matière budgétaire. Mardi soir, alors que Viktor Orbán venait de faire passer son paquet de mesures fiscales au Parlement, Nicolas Sarkozy dressait, avec l’aide de trois « commentateurs », un bilan positif de son hyper action à la télévision. Cet entretien d’une heure et demi intervenait après avoir fait adopter la réforme des retraites devant « son » Conseil Constitutionnel et après avoir remanié « son » gouvernement pour la dernière ligne droite avant 2012. Elu en mai 2007, le président français est lui aussi passé par la révision de la Constitution (en juillet 2008) après l’examen mené par un comité de réflexion et de proposition sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions, présidé par son mentor politique, Edouard Balladur. En France, en plus de museler un peu plus l’opposition, la loi constitutionnelle du 23 juillet 2008 a donné plus de responsabilités et de contrôle à l’exécutif et a revalorisé le rôle d’un Parlement élu un mois seulement après l’élection du Président de la République, tous les cinq ans. Pas besoin d’être politologue pour prédire qu’avec le quinquennat, les possibilités d’une cohabitation sont quasi nulles. La « revalorisation » du Parlement au service du Président, en quelque sorte. Tout comme Viktor Orban, souvenons-nous également que la réforme des médias publics avait été pour lui un des tous premiers chantiers. Articles liés : Pour Jobbik, il n’y a pas de démocratie en Hongrie actuellement La gauche se rebiffe en «Orbanie» ! Une manif anti-gouvernementale à la Budapest Sportaréna La commission électorale rejète le référendum proposé par les socialistes Nouvelle Constitution : un site web pour un simulacre de démocratie M. Gyurcsany appelle à un référendum contre la future Constitution Pal Schmitt, nouveau président « sur-mesure » Réforme des médias, acte II Médias : retours (non négociés) aux choses sérieuses Education : c’est reparti comme en 40? La laïcité remise en question dans les écoles hongroises Orban, façon « Sarkozie » Biographie : la revanche de Viktor « L’unité, l’ordre et la sécurité » : « V » comme Viktor Les pleins pouvoirs pour Orbán? Chronique politique : les partis hongrois « pour les nuls » (2/5) – La Fidesz

Serbie : la longue route vers l’UE

Serbie : la longue route vers l’UE

9 novembre 2010 à 11 h 07 min 0 commentaire

Le 25 Octobre dernier, les 27 ministres des Affaires étrangères européens réunis au Luxembourg ont accepté de transmettre à la Commission Européenne la candidature de la Serbie à l’adhésion à l’UE. Il s’agit d’une étape importante dans la voie de l’intégration européenne pour la Serbie et son président, le pro-européen Boris Tadic (photo). Le processus risque cependant d’être long et semé d’embûches. Premier contre-temps, la Commission Européenne mettra environ un an avant d’accorder – ou non – le statut officiel de candidat à la Serbie. C’est un signe d’encouragement qu’a envoyé l’UE au gouvernement serbe. Les instances européennes ont souhaité récompenser Belgrade pour son « spectaculaire » rapprochement avec le Kosovo. En septembre dernier, le gouvernement du président Boris Tadic avait accepté, avec l’aide de l’ONU, d’organiser des pourparlers historiques très prochainement avec les autorités Kosovares. Une première depuis l’indépendance du Kosovo, le 17 février 2008. Les Pays-Bas n’oublient pas Srebrenica Les compromis faits par la Serbie avec le Kosovo n’ont pas suffi à convaincre tous les états membres de faire de Belgrade un candidat sérieux à l’intégration dans l’immédiat. Le nouveau gouvernement hollandais de Mark Rutte, soutenu par l’extrême droite batave, demeure farouchement opposé à un geste envers la Serbie et exige l’arrestation officielle de criminels de guerre : notamment le Général Ratko Mladic et l’ancien président de la République Serb-Krajina, Goran Hadžić (photo), toujours recherchés par la justice internationale. Les Pays-Bas sont très sensibles au massacre de plusieurs milliers de musulmans bosniaques à Srebrenica en juillet 1995, et ce pour deux raisons. D’une part, le fait qu’ils accueillent le tribunal pénal pour l’ex-Yougoslavie, et d’autre part, le fait qu’un petit contingent de casques bleus hollandais ait été en charge de la sécurité de l’enclave de Srebrenica au moment des faits. Ces deux raisons leur confèrent donc un certain degré de responsabilité. Soucieux d’oublier celle-ci au plus vite, ils ont obtenu de l’UE un texte en forme de mise en garde à l’égard des autorités serbes afin que ces dernières coopèrent de manière unanime avec le tribunal de la Haye. L’heure du repenti serbe Boris Tadic a, semble-t-il, bien compris le message. La semaine dernière, pour faire taire les mauvaises langues affirmant que les 2 criminels de guerre seraient cachés par les autorités serbes, le président a promis 10 millions d’euros pour toutes informations menant à l’arrestation du bourreau de Srebrenica Ratko Mladic (photo). Jeudi dernier, dans la même idée de redorer l’image du pays, Tadic s’est rendu à Ovcara en Croatie pour présenter les excuses de la Serbie pour le massacre de Vukovar. En novembre 1991, quelques 200 civils et militaires croates avaient été tués par les forces serbes à l’issue de la prise de la ville. Une opération qui, pour les Croates, ne pouvait pas passer inaperçu du côté de Bruxelles. Le problème des hooligans… Dans son entreprise d’intégrer l’UE, la Serbie pourrait voir s’inviter à la table des négociations des éléments aussi perturbateurs qu’inattendus: les hooligans. Déjà pointés du doigt dans l’affaire Brice Taton, les fanatiques serbes ont une nouvelle fois défrayé la chronique, le mois dernier, à Gênes lors du match de football Italie-Serbie. Organisés en bandes paramilitaires, ils ont multipliés les dégradations à l’intérieur et en dehors du stade poussant les autorités italiennes à stopper la rencontre après 6 minutes de jeu seulement ! Ces jeunes, pour la plupart nationalistes et contre l’intégration européenne ont réussi leur coup. Ils ont offert à l’Europe une vilaine image de la Serbie d’autant que la part de responsabilité des autorités serbes s’avère évidente dans ces graves incidents : 169 supporters serbes présents en Italie étaient connus des services de police de Belgrade. … et du Kosovo Les récents remous politiques à Pristina qui ont eu raison du président de la république, en septembre, puis du gouvernement, ces derniers jours, pourraient retarder les prémices de rapprochement entrepris par la Serbie avec le Kosovo. Or, l’UE a été claire à ce sujet : à terme, une adhésion de la Serbie à l’UE sera impossible si le conflit autour du Kosovo n’est pas définitivement réglé. Le nouveau gouvernement kosovar qui prendra place après les élections législatives anticipées le 12 décembre prochain, devrait avoir besoin d’une période d’adaptation avant que les tractations reprennent avec le voisin serbe. La partie avec le Kosovo est donc elle aussi loin d’être gagnée pour Tadic et son gouvernement. Articles liés : Nouvelle crise politique au Kosovo L’interminable procès Taton Les premiers pas de Pal Schmitt dans les Balkans Elections en Bosnie : interview avec « Dosta ! » L’indépendance du Kosovo jugée légale par la CIJ La Slovaquie en voie de reconnaître le Kosovo ? Le massacre de Srebrenica exposé à Budapest Hongrie – Serbie : quand il n’est plus question de guerre, mais de coopération La Hongrie prépare le terrain pour présider l’UE en 2011 La Hongrie soutien l’adhésion serbe à l’UE

Gabor Boczko, Geza Imre, Peter Somfai et Tamas Padar, l'équipe des épéistes en or aux championnat d'europe 2010 à Leipzig

La Hongrie et l’Escrime

3 novembre 2010 à 21 h 29 min 0 commentaire

Le championnat du Monde d’escrime est certainement l’un des événements annuels les plus propices à promouvoir le sport hongrois. Du 4 au 13 novembre, à Paris, la sélection hongroise « s’escrimera » à redonner à la Hongrie la réputation qu’elle a toujours eu dans cette discipline.

Nouvelle Constitution : un site web pour un simulacre de démocratie

Nouvelle Constitution : un site web pour un simulacre de démocratie

19 octobre 2010 à 15 h 25 min 0 commentaire

Depuis dimanche dernier, un site web est mis à disposition des citoyens hongrois, qui sont ainsi invités à soumettre leurs commentaires sur le contenu de la nouvelle Constitution de la Hongrie, dont la validation est prévue au début du printemps 2011. Les quelques ONG hongroises qui traitent du respect des libertés en Hongrie telles que TASZ , soulignent avec l’appui de juristes constitutionnalistes que rien dans la Constitution actuelle ne permet de souhaiter une réforme constitutionnelle. Ainsi, le souhait ardent du nouveau gouvernement d’en changer soulève, sinon des suspicions claires, de lourdes inquiétudes. Sur le site web en question, tout citoyen hongrois peut présenter des observations sur la future Constitution. C’est bien, mais pourquoi cette réforme ? Officiellement, selon Jozsef Szajer, «le Parlement vise à adopter une Constitution définitive qui mettra fin à la nature transitoire du texte actuel, même symboliquement« . Il a également ajouté que cette nouvelle Constitution devra être fondée sur l’histoire hongroise vieille de mille ans, ainsi que sur les principes modernes de constitutions européennes. Jozsef Szajer, à la tête de la commission des affaires sociales, a été désigné par le Premier ministre Orbán pour superviser ce qui sera publié sur le site. Les législatives d’avril dernier ont donné la majorité des deux tiers du Parlement au parti conservateur FIDESz. Désormais, les détracteurs d’une telle prise de pouvoir en Hongrie n’hésitent plus à dénommer le pays « l’Orbanie », tant Viktor Orbán et ses accolytes y sont omnipotents. Ainsi, personne n’est dupe, ce nouveau site web n’existe qu’à titre consultatif. Les ONG boycottent « par principe » L’organisation TASZ (Union pour les Libertés Civiles), avec des experts constitutionnalistes en son sein, a reçu une invitation officielle début septembre de la part de László Salamon, président de la Commission parlementaire, pour s’exprimer sur la réforme de la Constitution… avant fin septembre ! Autant dire que l’invitation était purement formelle. Outre l’aspect formel un tantinet cynique pour les intellectuels de cette organisation, l’empressement du gouvernement à vouloir réformer la Constitution s’avère dangereux. L’échéance de cette réforme a été étrangement rapprochée dans le temps – et non reportée comme la logique le voudrait – trois fois : de 2012 à juin 2011, puis au début du printemps 2011. Pour TASZ, le processus de législature est indigne à l’égard d’une entreprise aussi importante. En réalité, les décisions sur les changements que subira la Constitution semblent plutôt avoir déjà été prises depuis belle lurette. Dans un communiqué de refus à participer à un processus qu’elle juge « non ouvert » et « non transparent », TASZ rappelle qu’il y a déjà eu une tentative de réforme de la Constitution en Hongrie entre 1994 et 1998. Elle avait échoué car son adoption n’avait pas atteint la majorité des 4/5 au Parlement. Mais elle prévoyait au moins des règles formelles qui obligeaient le parti au pouvoir à obtenir le consentement d’une partie de l’opposition. A l’inverse, la conjoncture politique aidant, le processus de législature actuel ne propose pas réellement, ni à l’opposition, ni aux citoyens, de participer à son élaboration, mais semble plutôt essayer de trouver une légitimité démocratique dans ce qui tient purement de la volonté du pouvoir exécutif. Une organisation telle que TASZ n’aurait su faire plaisir au gouvernement en participant à cette mascarade démocratique. Un symbolisme à la fois inutile et dérangeant Le manque de symbolisme dans la Constitution de 1989 est aujourd’hui avancé comme l’un de ses échecs par le parti au pouvoir. Certaines formes d’attachement symbolique aux origines chrétiennes et au passé glorieux (la Sainte-Couronne, ici à droite) de la Hongrie ont déja été largement évoquées par le premier ministre et par le président Schmitt. Au deuxième millénaire, de tels symboles ont-ils une incidence sur le bien-fondé d’un tel document juridique ? A ce propos, TASZ rappelle à juste titre que l’écrasante majorité des pays européens se sont abstenus de faire référence à Dieu ou à leur passé glorieux dans leurs Constitutions. Enfin, la référence à la religion pose un véritable problème de représentation dans une société pluraliste et supposée tolérante. Eriger la domination d’une religion dans la Constitution ne saurait satisfaire tous les administrés. Selon TASZ, la Constitution doit servir les Hongrois pour des raisons et des principes que tout le monde peut accepter volontairement. Or, le texte que la FIDESz est en train de concocter semble bien être celui de la division de la société hongroise, en partie et d’abord sur une base religieuse. Articles liés : M. Gyurcsany appelle à un référendum contre la future Constitution Pal Schmitt, nouveau président « sur-mesure » Réforme des médias, acte II Médias : retours (non négociés) aux choses sérieuses Education : c’est reparti comme en 40? La laïcité remise en question dans les écoles hongroises Orban, façon « Sarkozie » Biographie : la revanche de Viktor « L’unité, l’ordre et la sécurité » : « V » comme Viktor Les pleins pouvoirs pour Orbán?

M. Gyurcsany appelle à un référendum contre la future Constitution

M. Gyurcsany appelle à un référendum contre la future Constitution

14 septembre 2010 à 18 h 48 min 9 commentaires

L’ancien premier ministre socialiste Ferenc Gyurcsany a repris du poil de la bête depuis sa démission, au printemps 2009. Lors d’un discours samedi, il a proposé la tenue d’un référendum pour faire barrage au projet de nouvelle Constitution du gouvernement, prévue pour début 2011. « Nous devons nous préparer à défendre la Constitution de 1989 et, pour cela, nous devons créer un mouvement démocratique, social et politique, basé sur 1989. En d’autres termes, nous devons nous organiser en un mouvement d’opposition fort et responsable.« , a déclaré celui qui entend bien devenir le principal opposant à l’omnipotence du premier ministre Viktor Orban, et faire du parti socialiste un adversaire de taille à la Fidesz au pouvoir. La nouvelle constitution voulue par la FIDESZ et remplaçant celle de 1989 constitue, selon Gyurcsany, l’enjeu le plus important pour le pays depuis le changement de régime opéré en 1989-90.  Pour ces raisons, le peuple doit avoir le droit d’y donner son accord et la coalition gouvernementale serait « lâche » de s’opposer à cette consultation populaire, a estimé l’ancien premier ministre. Le porte-parole de Viktor Orban, Peter Szijjarto a tenu une analyse quelque peu différente, c’est un euphémisme, lors d’une conférence de presse suivant le discours de Ferenc Gyurcsany. Il a estimé que les régulations en vigueur s’opposeront à tout référendum sur cette question. De toute façon, le peuple a, selon lui, déjà tranché cette question en octroyant la majorité des deux-tiers à son parti lors des dernières élections législatives. Il a affirmé qu’en revanche une large consultation précéderait le vote au parlement, sans en préciser la forme. Selon le souhait du président hongrois Pal Schmitt, exprimé devant le Pape Benoît XVI lui-même cet été, la nouvelle Constitution devrait inclure des références au passé chrétien et à la Sainte Couronne de Hongrie.

Un an après, Solyom remet ça en Slovaquie

Un an après, Solyom remet ça en Slovaquie

20 août 2010 à 4 h 24 min 0 commentaire

Les symboles de la nation sont décidément chers à l’ancien président hongrois. Selon le quotidien slovaque Uj Szo en début de semaine, et rapporté par MTI, Laszlo Solyom s’apprêterait, dimanche, à récidiver sa tentative « d’intrusion » en territoire slovaque, juste après la fête nationale hongroise du 20 août. Comme l’an dernier, où sa visite avait été perçue comme une provocation aux yeux du gouvernement slovaque de l’époque en pleine crise diplomatique entre Budapest et Bratislava, il voudrait se rendre à une cérémonie de dépôt de gerbes au pied de la statue de Saint-Etienne (Szent Istvan) à Komarno, dans le sud (magyarophone) de la Slovaquie. Le 21 août 2009, Solyom devait participer aux côtés des représentants de la communauté hongroise de Slovaquie à l’inauguration d’une statue de Szent István,  premier roi apostolique de Hongrie, dont la canonisation fait l’objet de la fête nationale hongroise, qui a lieu aujourd’hui. Mais ce jour-là, le président hongrois s’était vu refuser l’entrée à la frontière slovaque, véritable première entre deux pays membres de l’Union Européenne et de l’espace Schengen. A l’époque, la Slovaquie venait d’instaurer une loi qui obligerait la minorité hongroise du pays à ne parler que le slovaque dans l’espace public. S’en est suivi une série de provocations entre les deux pays, qui ont fini par en référer à Bruxelles et à l’OSCE, dont les rapports ne se sont finalement pas opposés à la loi. Reste donc à savoir si Solyom, en tant que simple citoyen hongrois et européen désormais, pourra entrer en territoire slovaque cette année sans pour autant trop faire parler de lui. A l’inverse de son prédécesseur Robert Fico, il semblerait que la nouvelle Premier ministre slovaque, Iveta Radičová, récemment élue en partie grâce à sa coalition avec la formation politique de la minorité hongroise Most-Hid, ne s’opposera pas au « droit » de l’ancien président hongrois. Articles liés : Pal Schmitt, nouveau président « sur mesure » Slovaquie : Une élection qui en dit long Elections en Slovaquie sous le signe du nationalisme Interview : « Les victimes sont les Hongrois de Slovaquie » – Most-Hid La Slovaquie (contre) attaque ! Double citoyenneté : une loi plébiscitée dans le flou Minorités hongroises : le grand jour ? Vive le «Jour de l’unité nationale» ! Double citoyenneté : le projet avance Les minorités resurgissent comme par magie Les fantasmes magyarophobes de Jan Slota atteignent des sommets Les Slovaques persistent et signent En Slovaquie, le feuilleton magyarophobe continue Le Président hongrois refoulé de Slovaquie La Slovaquie veut faire taire sa minorité hongroise

Natation : le rendez-vous des « gros bras » à Budapest

Natation : le rendez-vous des « gros bras » à Budapest

8 août 2010 à 21 h 29 min 0 commentaire

Les championnats d’Europe de natation ont commencé cette semaine en Hongrie, et ils auront lieu jusqu’au 15 aout prochain. C’est à partir de lundi que les choses sérieuses vont commencer, principalement dans le bassin olympique de Margit Sziget à Budapest. La couverture médiatique internationale de l’événement prendra toute son ampleur pour les courses en grand bassin, où le « gratin » de la natation européenne va se retrouver. Si la Hongrie est une nation respectée dans les sports aquatiques, la France a en ce moment quelques valeurs sûres en vitesse, venues chercher les médailles là où Laure Manadou était encore au top, il y a déja quatre ans.

Les épéistes hongrois ont sauvé la mise

Les épéistes hongrois ont sauvé la mise

27 juillet 2010 à 8 h 32 min 0 commentaire

Pál Schmitt, le nouveau président de la République de Hongrie, mais aussi double champion olympique d’escrime à l’épée, entre autres, n’a pu se reposer que sur les siens, la semaine dernière au dernier championnat d’Europe d’escrime, à Leipzig en Allemagne. Ce sont encore les épéistes qui ont une nouvelle fois sauvé l’équipe de Hongrie d’un fiasco total, la semaine dernière.

Debrecen et Győr rêvent encore d’Europe

Debrecen et Győr rêvent encore d’Europe

25 juillet 2010 à 20 h 03 min 0 commentaire

Pál Schmitt, le nouveau président de la République de Hongrie, mais aussi double champion olympique d’escrime à l’épée, entre autres, n’a pu se reposer que sur les siens, la semaine dernière au dernier championnat d’Europe d’escrime, à Leipzig en Allemagne. Ce sont encore les épéistes qui ont une nouvelle fois sauvé l’équipe de Hongrie d’un fiasco total, la semaine dernière.

Médias : retours (non négociés) aux choses sérieuses

Médias : retours (non négociés) aux choses sérieuses

28 juin 2010 à 14 h 12 min 1 commentaire

En milieu de semaine dernière, l’inquiétude des professionnels des médias hongrois a gagné Bruxelles : un des plus gros lobbies européens de journalistes s’est mobilisé contre la réforme des médias publics hongrois, récemment proposée par le gouvernement. Selon la fédération européenne des journalistes, les mesures y figurant feraient revenir la vie médiatique hongroise à l’ère communiste, au temps où un seul parti gérait les affaires de l’Etat et supervisait du même coup son appareil de propagande. Dans un futur proche et par soucis de comparaison, les conséquences de ce premier grand chantier de Viktor Orban en Hongrie pourraient bien nous rappeler les changements en profondeur dont fait l’objet l’audiovisuel public français depuis plus d’un an et demi. Cette semaine d’ailleurs, c’est encore Radio france qui a fait les frais de la politique médiatique de celui qu’il est désormais convenu d’appeler son « actionnaire ». « Cause toujours… » Maintenant que la FIDESz (par ses parlementaires Antal Rogan et Andras Cser-Palkovics) a décidé de s’y attaquer, les jours sont maintenant comptés pour la vieille loi de 1996, qui avait mis en place un système de régulation des médias communément jugé « trop politisé et inefficace » aujourd’hui. Il y a seulement deux semaines, le gouvernement a annoncé son projet au moment même où il lançait le débat au parlement. Lundi dernier, les premiers amendements y étaient votés. Du point de vue de l’opposition, des syndicats de journalistes nationaux, et d’ONGs, c’est donc la construction de la réforme, sans prendre le temps de la réflexion ni celui de la consultation, qui pose problème. Mercredi au Parlement, certains représentants de ces groupes étaient enfin invités à faire part de leur sentiment, et c’est bien ce point de vue qui a primé, suivi de la suspicion, à l’égard de la FIDESz, de vouloir mettre la main non seulement sur les médias publics, mais aussi sur le secteur tout entier. Qu’importe. Avec les deux tiers de la majorité au Parlement et en assurant Pal Schmitt, l’un de ses fidèles, à la Présidence de la République (le président de la Cour suprême et le procureur général seront nommés par ce dernier), la FIDESz n’aura sans doute aucun mal à rendre ce projet constitutionel et à le faire voter. Politique et médias : fini de rire! Pendant ce temps-là, en France, après que France télévisions n’ait vu son indépendance et sa qualité de programmes réduites par l’interdiction de diffuser des pubs après 20 heures, c’était Radio France qui perdait le sens de l’humour. On apprenait, jeudi matin, le départ forcé de ses deux humoristes politiques principaux, alors que la direction est elle-même fraïchement nommée par le président Sarkozy. Ainsi on peut, ci-dessous, apprécier respectivement la dernière chronique de Stéphane Guillon et celle de Didier Porte sur France Inter. Philippe Val, directeur des programmes d’Inter et ami personnel de Carla Bruni, s’est finalement défendu d’agir selon les souhaits de l’Elysée, après un long silence auquel il n’avait, autrefois, pas habitué ses lecteurs de Charlie Hebdo : « C’est du fantasme, On accuse sans preuve. Ni Jean-Luc Hes (directeur de la station) ni moi n’avons subi de pression ». « Cela fait un an qu’on dit qu’il y a des limites à ne pas dépasser, celles de la loi. L’injure et la diffamation sont sanctionnées. La non-reconduction de leurs contrats n’est pas politique mais fondée sur leur comportement », a-t-il afirmé. Rappelons cependant qu’aucune plainte à l’encontre de Porte ni de Guillon n’a jamais été déposée. Rappelons également que ces deux-là peuvent se targuer de rassembler plus de 2 millions d’auditeurs quatre matins par semaine en prime time. De plus, l’affaire Porte – Guillon n’est intervenue que quelques jours après que M. Sarkozy ne menace le rédacteur en chef du Monde – quotidien national de référence – de supprimer l’aide de l’Etat au journal si ce dernier s’apprêtait à être racheté par « un groupe d’hommes d’affaires de gauche »… Sans même avoir à parler de l’avalanche d’un certain nombre de scandales qui touchent plusieurs ministres et proches collaborateurs du gouvernement, on peut penser que pour la communication gouvernementale du mois de juin, la Coupe du monde de football et le fiasco qu’y ont vécu les Bleus de France tombent à pic. Bien qu’en Hongrie les médias s’expriment différemment en général, il est probable que la situation dégénère de la même façon qu’en France, toutes proportions gardées. Dans une Hongrie à nouveau dominée par des valeurs conservatrices, on peut s’imaginer que la satire, en particulier, n’a peut-être pas beaucoup de beaux jours devant elle. Dans un régime où l’exécutif et le législatif sont dominés par un chef et un parti, la contestation et la demande d’un débat public ne font de toute façon pas le poids face à la volonté de chefs d’ « Etats forts » de contrôler ce qu’ils peuvent encore dans leur pays. Articles liés : La réforme des médias pointe son nez Orban, façon « Sarkozie » En Hongrie, la presse reste en liberté Les pleins pouvoirs pour Orbán? Médias : merci MTI ! Le journalisme suisse et le blanchiment de l’info Sarko

Le Fidesz désigne le prochain Président de la République

Le Fidesz désigne le prochain Président de la République

25 juin 2010 à 8 h 33 min 0 commentaire

Viktor Orbán a annoncé mardi que l’actuel Président de l’Assemblée hongroise et député Fidesz, Pál Schmitt, serait le candidat de son parti au poste de Président de la République. Le Président hongrois étant élu par le Parlement, et le Fidesz ayant une majorité parlementaire aux deux-tiers, Pál Schmitt devrait, sans surprise, être élu Président de la République. L’indépendance de l’actuel Président László Sólyom a souvent joué en sa faveur et les analystes politiques considéraient la possibilité que le Fidesz le choisisse comme candidat. Mais c’est certainement cette indépendance qui a fait que le Fidesz ait préféré désigner l’un de ses membres à la présidence de la république.