Le côté obscur de la « Marche pour la Paix »
Sur la photo, la réussite de la manifestation pro-gouvernementale à Budapest samedi ne fait aucun doute. Plus de 100000 personnes étaient là, et certains passionnés parlent même d'un million. Mais bien au-delà des chiffres, la réalité « ubuesque » de la gouvernance de Viktor Orbán était elle aussi bien présente dans ce rassemblement, notamment à travers sa tonalité anti Union européenne (« UERSS »). En effet, c'est pourtant grâce à des procédés hérités de l'époque communiste que le gouvernement et les organisateurs ont réussi leur coup : des cars entiers ont été affrétés dans tout le pays et même dans certaines provinces de l'ancienne Grande Hongrie pour acheminer les manifestants à Budapest.
Un mélange des genres de droite
Selon certains observateurs hongrois, les organisateurs appartiendraient idéologiquement à l'extrême-droite. Ils n'ont cependant pas besoin d'être officiellement encartés au Jobbik puisqu'ils bénéficient du soutien de la Fidesz. Le premier d'entre eux, le journaliste Zsolt Bayer, notoirement connu pour ses sorties antisémites, est un des membres fondateurs de la Fidesz. Le second n'est autre que son patron du Magyar Hirlap, le milliardaire Gabor Szeles, qui est également propriétaire de Echo TV. Un troisième organisateur dont on a moins entendu parler, András Bencsik, est quant à lui rédacteur en chef de l'hebdomadaire d'extrême droite Magyar Demokrata. Dans le passé, il a activement participé à la formation de la Magyar Garda, la fameuse organisation paramilitaire de Jobbik. Ce n'est donc pas très étonnant que les partisans de l'extrême-droite hongroise aient laissé les manifestants défiler en paix.
Le champ lexical des discours d'extrême droite a lui aussi été abondamment utilisé lors de la manifestation, bien qu'il soit régulièrement employé avec parcimonie par le Premier ministre hongrois lui-même. Les exemples d'éléments de langage fustigeant le FMI et l'UE, et exacerbant un sentiment nationaliste au nom de la défense de la souveraineté hongroise sont nombreux dans les discours de Viktor Orban, lui qui est aujourd'hui quasiment en train de mendier auprès des deux institutions internationales. Jobbik a récemment brûlé le drapeau de l'Union européenne, Viktor Orbán l'a simplement "viré" de son bureau de Premier ministre dès la fin 2010.
Contrairement aux récentes manifestations anti-gouvernementales largement traitées par les médias occidentaux, le succès de cette manifestation-là n'a pas été remporté via les réseaux sociaux, loin de là. On compte aujourd'hui à peine 1200 sympathisants sur la page facebook de l'événement. Le bouche-à-oreille et la diffusion de l'événement dans les médias de droite auraient donc suffi pour trouver un tel écho dans les campagnes. La perspective d'un voyage organisé et offert à Budapest a peut-être elle aussi contribué à convaincre les participants.
Une marche pour « foutre la paix » à Orbán
Ce qui a frappé bon nombre d'observateurs, c'est la moyenne d'âge des manifestants, qui étaient pour la plupart âgés de plus de 60 ans. Il est vrai que la population hongroise est vieillissante, mais de là à ce que certains touristes pensent qu'il s'agissait-là d'une mobilisation pour la revalorisation des retraites... Informés par les médias publics et pro-gouvernementaux, ces manifestants ne sont peut-être pas encore au courant que « la guerre de l'indépendance économique » menée par leur leader est déjà terminée, et peut-être croient-ils encore que la Fidesz représente les deux tiers de l'électorat hongrois. Il y a peu de chances, enfin, qu'ils soient soumis aux nouvelles lois fiscales, qu'ils subissent la réforme du code du travail ou qu'ils doivent se soucier des frais de scolarité de plus en plus exorbitants...
Deux jours avant de se rendre à Bruxelles pour négocier son prêt en déposant les armes, il n'est pas étonnant que Viktor Orbán ne soit pas venu prononcer un discours à cette foule d'admirateurs et de dévots. Le navire de l'État, dont il est le capitaine et dont il parle si souvent, est en train de faire demi-tour. Aujourd'hui, Orbán rencontrera Barroso, au moment même où le président de la Commission européenne, de concert avec le FMI, menace la Hongrie « ancienne bonne élève de l'Europe centrale », de lui refuser une aide financière de 15 milliards d'euros si elle ne respecte pas les règles communautaires. La première d'entre elles, qui fait l'objet d'une des trois procédures d'infraction, est la garantie de l'indépendance de la Banque centrale hongroise. Affaire à suivre.
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Marqué dans : András Bencsik, Banque Centrale de Hongrie, extrême droite, Fidesz, FMI, Gabor Szeles, hongrie, jobbik, Jose Manuel Barroso, magyar demokrata, Magyar Hirlap, manifestations, union européenne, viktor orban, Zsolt Bayer



le message etait destine' a' Zoltan
Pour le génocide arménien je suis 100% d'accord avec toi Antonio, le négationnisme est là seule chose que je leurs reproche.
Kedves Zoltán, tu sais que j'ai plus que de sympathie pour toi.
Mais sois donc cohérent dans tes commentaires.
Le génocide arménien n'est pas reconnu par les turcs et que dire de la déportation des juifs et de bien d'autres à Budapest en 44 ?
A force de suivre obstinément Ferenc dans ses raisonnements, nous te verrons bientôt habillé de treillis, chaussé de rangers et le bras droit levé vers le clocher de l'église toute proche.
Ton age fait de toi et de ta génération l'avenir de la nation magyare, ne la déçois pas, ne nous déçois pas!
Bonne chance et puis vive la jeunesse!
Zs.
@ donneurs de leçons!
Encore et toujours.
Regardez donc ça:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Insurrection_malgache_de_1947
ça s'est passé en 1947, après le procès de Nuremberg, où le monde entier a pris conscience des atrocités commis par les nazi et où la notion de crime contre l'humanité a été défini.
Dites voir, est-ce que "l'Oradour Malgache" est au programme de l'enseignement de second degré dans les écoles de la République?
Ou sommes nous dans la catégorie "pas de repentance"?
Je pense que la majorité des hongrois reconnait sa responsabilité dans les heures obscures de son histoire. Même ceux, qui sont nés après la guerre. Ils ont eu suffisamment de temps pendant 40 ans d'occupation soviétique de faire de l'autocritique.
C'est en France, que celui qui parlait de "détail de l'histoire" est passé au second tour il n'y a pas si longtemps que ça.
À Alger, Juppé veut «moins de mémoire et plus d'avenir»
Alors c'est "tourner la page" pour les uns et "devoir de mémoire" pour les autres.
A
N as tu pas d autres exemples que la France , tu sais ici dans nos écoles de la République nous réécrivons l histoire en justement d inculpant de tous les méfaits de l Afrique . La France ne fait que mettre en avant que la montée du nationnalite en europe centrale est inquiétante car elle met en avant le refus d adhésion à nos systèmes politiques et sociaux qui sont certes poussés au paroxysme de leurs bêtises dans ces pays nouvelles conquêtes des multinationales. Néenmoins comprend que ces revendications de nationalités sanguines et géographique puissent nous laisser de marbre. Toutes les personnes qui veulent vraiment savoir comprennent très bien la volonté d indépendance d un état tenu par les crochets d agences de notation et de géants industriels,cependant il est trop facile de nous juger en donneurs de leçon . Les thèmes dont se sentent le Jobbik ne sont pas acceptables et je pense que les hongrois auraient plus intérêt à mettre leur carte de transylvanie de côté et plus pensez à trouver des solutions qui permettent à un pays à fort potentiel touristique de sortir ses habitants de l ornière .
A tous ses anti Orban, qui voient des dictatures partout , inquiètez plutot des problèmes démocratiques
existants chez les donneurs de lecons, la France et ses médias qui ont tous un avis, le meme, sur la constitution sans l'avoir lu.
Cohn-Bendit qui a défendu Castro,Chavez et à l' époque les Kmers rouges, Vlaams qu' on entend beaucoup à Bruxelles a interdit des partis d 'opposition en Belgique, Barroso est un ancien maoiste, etc.. .
Quel est le premier ministre Hongrois qui a réprimé durement des manifestations d 'opposition à Budapest, Orban?
Vive La Hongrie
Merci orban et le Jobbik alors, merci de nous apprendre que nos médias ne sont pas tout à fait libres car ces derniers tirent leurs fonds de publicités et de remerciements de grands groupes qui ne souhaitent surtout pas que l on ouvre les yeux, merci aussi de nous montrer à nous tyran de l infâme Europe la vraie démocratie.. Je pense que tu devrais te renseigner sur les attitudes de ce dernier et de ses suffifres à Bruxelles . Les beaux discours à Budapest sont ma foi fort tristes quand ce dernier prend part activement à la direction de l UE et en plus vient baisser son pantalon pour quémander un crédit de 15 milliards d euros ( sans trop d intérêt s il vous plaît) ouvrez les yeux vive la Hongrie envers et contre tous lorsque vos supermarchés voitures , eau, électricité , fonds sont français allemands ou asiatiques....oui vive les nations mortes tuées par la globalisation . Qui a vendu votre pays aux Auchan Audi qui fleurissent tous les 2 km à Budapest et qui feraient pâlir les enseignes parisienne pour une population dont le salaire moyen est de 500 euros?? Vous pouvez croire en ce genre d oligarque ou d ultra libéral que sont les orban ...etc mais ouvrez les yeux le reste du monde en fait nous ignore nous petit pays européen , les critiques Objectives qui ne sont peut être pas le fruit des grands médias français ne sont pas toujours une attaque mais un point de vue.
Lu ce résumé d'article sur les manifs en Roumanie dans eurotopics (revue de presse européenne). Peut-on extrapoler à d'autres pays? Qui manipule qui?
Ziare.com - Roumanie
La télévision exagère les manifestations
Les chaînes de télévision favorables à l'opposition ont monté en épingle les manifestations antigouvernementales en Roumanie, juge le site d'information Ziare.com : "Pour pouvoir présenter une poignée de personnes comme une masse conséquente, il a fallu trouver les angles les plus improbables pour filmer. … Ont titrait sur l'écran 'des milliers de personnes dans la rue' et on avait l'impression qu'ils étaient des dizaines voire des centaines de milliers. En réalité, il n'y a eu que 5.000 personnes dans tout le pays. Il y a vraisemblablement deux raisons à cette propagande médiatique. D'un côté les intérêts politiques des barons des médias, de l'autre les audiences fantastiques que génèrent les images de protestation. Les individus ont vu à la télévision un spectacle de rue intéressant auquel ils n'ont toutefois pas voulu participer. 99 pour cent des Roumains sont restés chez eux. Pas pour marquer leur satisfaction voire leur soutien vis-à-vis du gouvernement, mais parce qu'ils ont surtout senti l'évidente manipulation des médias." (30.01.2012)
Pendant ce temps la, Bonduelle nous fait des petits pois...
http://www.usinenouvelle.com/article/bonduelle-met-la-main-sur-kelet-food-en-hongrie.N1677115