Inauguration de la statue de Ronald Reagan à Budapest
La statue de Ronald Reagan a été inaugurée la semaine dernière à Budapest sur la place Szabadság. L'occasion pour les dirigeants hongrois d'exprimer leur gratitude envers "l'homme qui a vaincu le communisme".
"Ronald Reagan est la preuve que le rajeunissement existe, que l'on peut changer notre vie, notre destin, notre univers, si l'on a assez de force et de courage." C’est avec ces mots que Viktor Orbán, premier ministre hongrois, a présenté le 40ème président des Etats Unis, lors de l’inauguration de la statue de bronze de Ronald Reagan, mercredi dernier place Szabadság à Budapest.
Au cours de la commémoration, le premier ministre a découvert la statue avec l’aide de son adjoint, Zsolt Semjén et Condoleezza Rice, l’ancienne ministre américaine des affaires étrangères. La composition montre le président américain en mouvement et en face du monument soviétique de la deuxième guerre mondiale.
"Nous les hongrois nous devons encore démolir des murs, pour supprimer les erreurs du passé", a continué Viktor Orbán, gonflé de sa légitimité d'ancien opposant au régime communiste hongrois, lui qui n'avait pas hésité à réclamer le départ des troupes russes...déjà en cours de retrait.
"Notre liberté, nous la devons à Ronald Reagan", s’est exprimé pour sa part Zsolt Semjén, l’adjoint du premier ministre hongrois, au cours d’une conférence au Parlement célébrant les 100 ans de la naissance du 40ème président des États Unis.
Le quotidien de centre-gauche Népszabadság a estimé que selon le premier ministre hongrois, le monde a besoin d’un nouveau Ronald Reagan, mais est-il déja né ? Peut-être en doute t-il lui même.
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Otez-moi d'un doute: Szabadság tér, c'est bien l'ancienne place Roosevelt renommée par Tarlós and Co?
C'est quand même dommage d'élever une statue a Reagan, et de laisser au rencart sa malfaisante petite fée Clochette permanentée, cette bonne vieille Maggie Thatcher.
Je propose aux loustics du Fidesz de renommer le pont Marguerite en "Margaret Híd": quitte a faire des choses inutiles, autant que cela aie de la gueule...
Est ce qu'un jour Orban remerciera les Russes d'avoir vaincu les nazis? Ou peut-être, aurait-il été mieux pour la Hongrie d'être une nation nazie selon lui. Les 40 années de communismes, aussi contraignantes étaient-elles, ne sont rien à côté du sacrifice humain de l'URSS pour combattre et enfin vaincre l'armée allemande jusqu'à Berlin.
Vadaskerty: non, il ne s'agit pas de cette place la. L'ancienne place Roosevelt a été renommée place Széchenyi en honneur du constructeur du pont des chaines qui se trouve a cet endroit la.
La place Szabadság (de la liberté) est a Pest elle aussi, dans les années 30 on y trouvait une statue par territoire de la Hongrie détachée lors du traité de Trianon (felvidék, erdély, délvidék, őrvidék, kárpátalja). Aujourd'hui on y trouve un monument érigé en honneur des héros "libérateurs" soviétiques construite apres le 2eme guerre mondiale, qui avait été démontée pendant la révolte de 1956 mais reconstruite ensuite, et qui se trouve toujours la bas.
Plus d'infos: http://hu.wikipedia.org/wiki/Szabads%C3%A1g_t%C3%A9r_(Budapest)
@magyar: merci pour l'info et le lien, mes doutes sont dissipés...
Place Roosevelt qui devient Széchenyi, comme si le pont qui portait le meme nom n'etais pas suffisant, Moskva ter qui n'existe plus...et puis Trianon, les soviets liberateurs, mais detestables car russes á la base, les gardes paranazies qui defilent en style berlinois et maintenant une statue á la gloire de Ronnie Reagan, qui a mon avis confondait la Hongrie avec la Bulgarie...
Ils me semblent bien que les politicos hongrois n'arrive toujours pas á trouver une nouvelle identité á vendre á leurs electeurs....
Vivement qu'ils se rendent compte que depuis 2004 la Hongrie fait partie de l'UE
@ Magyar
"... et qui se trouve toujours la bas" et bien que ce monument reste où il est, ce serait dommage que les Hongrois ré-apprennent le Russe.
Mon pere n'a jamais voulu faire le moindre effort en cours de russe, comme ses camarades d'ailleurs. Ils ne l'ont jamais appris réellement.