La Hongrie reste attractive pour les grands groupes français

Par Antoine Bouffard

Projet de construction d'une centrale nucléaire pour Areva, bons résultats affichés en 2010 par Auchan, les entreprises françaises semblent être en bonne posture en Hongrie, malgré les fameuses « taxes de crise » imposées par le gouvernement.

La centrale nucléaire de Paks (MVM Paksi Atomerőmű)

Le groupe énergétique Areva, numéro un mondial du nucléaire, est en course pour réaliser le projet d'extension de la centrale de Paks. Kovács Pál, le secrétaire d'Etat à l'énergie, a en effet rencontré mardi le président du groupe Areva France, Jean-Hugues Perreard et a exprimé la volonté du gouvernement hongrois de développer la centrale dans le cadre de la stratégie énergétique de 2015, avec la construction de deux nouveaux réacteurs. L'unique centrale nucléaire hongroise dispose depuis les années 1980 de quatre réacteurs et produit 42% de l'électricité du pays. Selon le secrétaire d'État à l'énergie, qui s'est exprimé au début de l'année sur ce sujet à l'Académie nationale des Sciences, le nucléaire semble être la solution de développement énergétique privilégiée par le gouvernement hongrois.

Auchan affiche des recettes stables

En ce qui concerne le secteur de la grande distribution - soumis comme le secteur de l'énergie aux taxes exceptionnelles et temporaires mises en places quelques mois auparavant par le gouvernement hongrois - le président du groupe Auchan en Hongrie, M. Jean-Paul Filiat, a présenté des recettes stables dans son rapport annuel : les recettes de 2010 sont au même niveau que celles de 2009, autour de 225 milliards de forints (soit plus de 824 millions d'euros), en baisse insignifiante de 7 millions de forints. Ces chiffres ne prennent même pas en compte les conséquences de la vente de 9 stations services. Pour le géant français, l’année 2010 a été marquée par le scandale de l'arsenic dans son eau minérale, puis par le lancement de produits « discount » sous sa propre marque. Le nombre de clients des supermarchés Auchan est estimé à 30 millions par an en Hongrie. Avec ces résultats, le groupe table sur une croissance de 3-4% pour l'année en cours.

Articles liés :

Des médiateurs pour déminer les relations économiques franco-hongroises

Les « expats » parlent aux « expats »

Des multinationales qui pleurnichent dans les jupons de Bruxelles

Grande distribution : Tesco pleurniche contre « l’impôt sur la croissance »

Quelques grammes de Hongrie dans les voeux optimistes de Bercy

Gestion de l’eau : quand Pécs évince Suez, les villageois trinquent

A Budapest, le prix des bonnes résolutions écolos a un arrière-goût français

Taxes « anti-crise » : Finances, Energie et Services en première ligne

Taxes spéciales : la deuxième offensive d’Orbán

"Affaire Auchan" : de l'arsenic dans l'eau (suite)

Trop d'arsenic dans l'eau minérale d'Auchan!


Marqué dans : , , , , , , , ,

Laisser une réponse