Rentrée des classes économique pour le gouvernement Orban
Olli Rehn, commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, n'a pas oublié la Hongrie à l'approche de la rentrée. Dimanche, il a déclaré au journal hongrois Vasarnapi Hirek qu'elle devait ramener son déficit public sous le seuil de 3% du produit intérieur brut à la fin de l'année prochaine. Une sorte de piqûre de rappel des résolutions prises au début de l'été par le gouvernement Orban , un élève difficile à manoeuvrer depuis quatre mois.
Peut-être est-ce l'instabilité dans les communiqués économiques du gouvernement hongrois que Bruxelles retient, en tous cas Olli Rehn persiste : "la date limite pour atteindre cet objectif de déficit a déjà été reportée deux fois. A un moment où les autres pays membres de l'Union européenne sont sur le chemin d'un assainissement budgétaire, la Hongrie ne peut pas se permettre de dévier de cette voie".
La Hongrie, devenue élève dissipé en économie
Cet hiver, pendant la campagne, le nouveau Premier ministre Viktor Orban défiait les objectifs fixés par tous les créanciers internationaux à son pays. Il ne proposait pas mieux, à l'époque, qu'un déficit à 8% pour la fin de l'année 2010, alors que le gouvernement intérimaire de Gordon Bajnai avait gardé le cap des 3,8% au début de l'année. Juste après les élections, le ministre de l'économie György Matolcsy revoyait un peu ses "ambitions" à la baisse et annonçait ne vouloir creuser le déficit qu'entre 4,5 et 6,5% à la fin de l'année.
Depuis son élection, Viktor Orban a réorienté son discours dans un dialogue exclusif avec l'Union européenne, considérant que les termes financiers, et non économiques, contractés avec le FMI, suffisaient. En juin dernier, Mihaly Varga, fidèle bras droit d'Orban, faisait volte face complète, en soutenant que la Hongrie ferait tout pour être sous les 3% de déficit.
Avec ces déclarations, le commissaire pense retenir les leçons de la récente crise financière et économique en renforçant la coordination des politiques économiques en Europe. Pour Budapest, il s'agit surtout de jongler entre une certaine conformité à Bruxelles et le maintien de son programme d'assouplissement fiscal. A un mois de la maturité du prêt de 20 milliards d'euros, conjointement accordé à la Hongrie par le FMI et l'UE en 2008, le gouvernement FIDESz souhaite en profiter pour renégocier un plafond plus élevé pour 2011, année durant laquelle, au premier semestre, la présidence tournante de l'Union sera hongroise.
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Plus on profite des déficits successifs, et plus on aura à rembourser.
La France consacre désormais la totalité de ses prélèvements sur le revenu, pour payer les intérêts des emprunts contractés depuis 35 ans. Aujourd'hui, elle diminue les remboursements aux malades, diminue les pensions des retraités. Et 1500 milliards d'euros à trouver, pour rembourser la dette Nationale. Sans compter celles des collectivités territoriales...
La Hongrie, la France, l'U.E. ne sont pas assez stricts sur ce sujet. 3% accepté par an, c'est déjà un délire collectif !!!