OpenEurope - Partenaires

Hulala est partenaire du projet de Mediapart « Ouvrez l’Europe #OpenEurope »

1 juillet 2015

Le site français Mediapart lance une opération spéciale «Ouvrez l’Europe #OpenEurope». En partenariat avec des associations, des ONG et sept journaux tunisien et européens, dont Hulala.

En Hongrie, pas de commerce le jour de la messe !

En Hongrie, pas de commerce le jour de la messe !

20 avril 2015

Voilà un mois que la nouvelle réglementation sur la fermeture des commerces le dimanche est entrée en vigueur en Hongrie. Alors que la loi Macron en France a relancé le débat sur la libéralisation des jours d’ouverture des magasins, la Hongrie se range parmi les pays les plus restrictifs sur ce sujet.

« Mort ou vif » : l’enfer d’un militant LGBT en Hongrie

« Mort ou vif » : l’enfer d’un militant LGBT en Hongrie

29 juillet 2015

Un militant italien pour les droits des homosexuels en Hongrie est dans le collimateur d’une petite organisation de motards nationalistes qui lui mène la vie dure depuis l’année dernière. La semaine dernière, Andrea Giuliano a été très violemment agressé dans le centre de Budapest, alors qu’il rentrait chez lui. On ne sait toutefois pas encore si il y a un lien entre cette agression et son militantisme.  La semaine des Fiertés LGBTQ qui s’est tenue au début du mois de juillet à Budapest s’est achevée le 11 juillet par une Gay Pride historique. Des milliers de personnes ont pu défiler en sécurité dans les rues de la capitale hongroise. Quelques semaines plus tôt, le 18 mai dernier, au lendemain de la journée mondiale contre l’homophobie, répondant à un journaliste sur la question des droits des homosexuels en Hongrie, le Premier ministre Viktor Orbán s’était félicité : « Je suis reconnaissant à la communauté homosexuelle hongroise de ne pas exhiber le comportement provocateur auquel de nombreux pays européens doivent faire face et qui est contre-productif ». Mais si pour la plupart des militants et sympathisants de la cause homosexuelle, les conséquences de leur engagement sont minimes ou inexistantes, ça n’est malheureusement pas le cas de tous. Andrea Giuliano, activiste LGBTQ italien résidant en Hongrie depuis 8 ans et parfaitement magyarophone, peut en témoigner de manière douloureuse. Par Marianne Delaforge « Les suceurs de bites aux cœurs nationalistes » Participant actif à la Gay Pride depuis 5 ans, militant convaincu, Andrea garde un souvenir particulièrement vivace de celle de 2014 où, costumé en prêtre, il avait choisi de brandir une banderole parodiant le logo d’une association de motards d’extrême droite, les Nemzeti Érzelmű Motorosok (« Les motards aux cœurs nationalistes »). Sur fond de Grande Hongrie (la Hongrie d’avant la partition du Traité de Trianon en 1920, fort symbole nationaliste) se tenait en lieu et place du petit motard stylisé un pénis en érection avec la mention « les suceurs de bites aux cœurs nationalistes ». L’intention d’Andrea, tel que rapportée par l’intéressé, n’était pas de se moquer de cette association en particulier mais « de l’ensemble de l’extrême droite comme des bigots de toutes les chapelles ». Il n’en fallait pas plus pour que l’image attire l’attention de deux médias hongrois, Deres TV et Kuruc Info, nationalistes voir ultra dans le cas du second. Les éditeurs de Kuruc Info hébergent leur site aux Etats-Unis et profitent du Premier Amendement de la Constitution américaine pour diffuser leurs messages de haine envers les Roms, les Juifs ou les LGBTQ. Andrea découvre un jour des inconnus en bas de chez lui qui le suivent dans la rue. Puis un article paraît sur Deres TV, publiant toutes les informations disponibles sur le Net à son propos, son nom, nationalité, son profil Facebook… ainsi que son adresse et des photos prises de sa rue et de son lieu de travail. Les motards sont ainsi mis au courant du détournement de leur logo et les événements s’enchaînent. Deux jours plus tard, la tête du militant est mise à prix sur la page Facebook de l’association. Le post y demeurera une semaine avant d’être retiré mais cela sera suffisant pour initier un harcèlement de grande ampleur. De la métamorphose au soutien de Beppe Grillo Les intimidations et les menaces commencent, hors et en ligne. Andrea doit déménager en catastrophe, le premier d’une longue série. On harcèle la réception de son travail pour pousser sa hiérarchie à le licencier, il finira par devoir quitter l’entreprise en mars 2015 lorsque commence le battage médiatique autour de son cas. C’est aussi au pied de l’immeuble où il travaille qu’il rencontre Gyula Zagyva, ancien député écarté du Jobbik, le parti d’extrême droite hongrois, qui vient « voir le déviant », le filmer et poster la vidéo de cette ‘rencontre’ sur YouTube. Il doit se raser la barbe, changer de style vestimentaire et se débarrasser de ses piercings pour tenter de passer inaperçu. Il reçoit chaque jour des dizaines de messages haineux le menaçant entre autre de meurtre, de castration, de viol, où transparaît « beaucoup d’imagination au niveau des fantasmes homo-érotiques », relève la victime avec une pointe d’ironie. Face à cette déferlante, l’Union Hongroise pour les Libertés Civiles (TASZ) décide de réagir et propose une assistance juridique à Andrea pour tenter d’enrayer le phénomène. La police du sixième arrondissement de Budapest est saisie et une plainte est déposée. Plainte qui n’aboutira à absolument rien, au point qu’ils devront la reprendre à zéro et tout raconter de nouveau. Ce qui était vu d’abord comme de la négligence de la part des forces de l’ordre prend la forme du désintérêt total lorsqu’Andrea entend l’un des collègues du policier qui prend sa déposition le traiter de ‘pédé’ en passant près de lui. L’enquête sera clôturée d’office un peu plus tard. Dalma Dojcsák, membre de TASZ, relève que cette réaction « est malheureusement symptomatique de la manière dont les autorités considèrent les minorités en Hongrie et de l’attention qui leur est accordée. » Avec l’aide de TASZ, Andrea décide plus tard de lutter contre cette inertie en en référant au Procureur Général qui statuera sur la nécessité de traiter ce cas sérieusement et forcera le commissariat à rouvrir le dossier. Dès le début de son harcèlement, le ressortissant italien tente d’alerter l’opinion publique. La machine médiatique s’emballe réellement au moment où le site anglophone de la chaîne qatarie Al Jazeera relate ses mésaventures. C’est en Italie que son cas trouvera le plus d’écho, la Stampa le rencontre et s’indigne de sa situation. Son histoire se répand, il reçoit le soutien officiel du Parti Démocratique et du Mouvement des Cinq Etoiles, le parti de Beppe Grillo. L’affaire remonte même jusqu’au Parlement Européen, où son cas sera mentionné deux fois lors de discussions sur la situation politique hongroise. Les messages de soutien directs affluent de toute l’Europe. « J’ai été très ému par tout le soutien qui m’est parvenu après la médiatisation de mon cas, ça m’a beaucoup aidé. Mais c’est surtout grâce à mes amis que j’arrive à m’en sortir, grâce à leur soutien moral et logistique, sans euxLire la suite

200.000 enfants manquent de nourriture

25 mai 2015

200.000 jeunes enfants ne reçoivent pas assez de nourriture de temps en temps et entre 30.000 et 50.000 ont faim tous les jours en Hongrie, selon une étude conjointe établie par l’Académie hongroise des sciences et l’Ordre de Malte.

« Mort ou vif » : l’enfer d’un militant LGBT en Hongrie

« Mort ou vif » : l’enfer d’un militant LGBT en Hongrie

29 juillet 2015

Un militant italien pour les droits des homosexuels en Hongrie est dans le collimateur d’une petite organisation de motards nationalistes qui lui mène la vie dure depuis l’année dernière. La semaine dernière, Andrea Giuliano a été très violemment agressé dans le centre de Budapest, alors qu’il rentrait chez lui. On ne sait toutefois pas encore si il y a un lien entre cette agression et son militantisme.  La semaine des Fiertés LGBTQ qui s’est tenue au début du mois de juillet à Budapest s’est achevée le 11 juillet par une Gay Pride historique. Des milliers de personnes ont pu défiler en sécurité dans les rues de la capitale hongroise. Quelques semaines plus tôt, le 18 mai dernier, au lendemain de la journée mondiale contre l’homophobie, répondant à un journaliste sur la question des droits des homosexuels en Hongrie, le Premier ministre Viktor Orbán s’était félicité : « Je suis reconnaissant à la communauté homosexuelle hongroise de ne pas exhiber le comportement provocateur auquel de nombreux pays européens doivent faire face et qui est contre-productif ». Mais si pour la plupart des militants et sympathisants de la cause homosexuelle, les conséquences de leur engagement sont minimes ou inexistantes, ça n’est malheureusement pas le cas de tous. Andrea Giuliano, activiste LGBTQ italien résidant en Hongrie depuis 8 ans et parfaitement magyarophone, peut en témoigner de manière douloureuse. Par Marianne Delaforge « Les suceurs de bites aux cœurs nationalistes » Participant actif à la Gay Pride depuis 5 ans, militant convaincu, Andrea garde un souvenir particulièrement vivace de celle de 2014 où, costumé en prêtre, il avait choisi de brandir une banderole parodiant le logo d’une association de motards d’extrême droite, les Nemzeti Érzelmű Motorosok (« Les motards aux cœurs nationalistes »). Sur fond de Grande Hongrie (la Hongrie d’avant la partition du Traité de Trianon en 1920, fort symbole nationaliste) se tenait en lieu et place du petit motard stylisé un pénis en érection avec la mention « les suceurs de bites aux cœurs nationalistes ». L’intention d’Andrea, tel que rapportée par l’intéressé, n’était pas de se moquer de cette association en particulier mais « de l’ensemble de l’extrême droite comme des bigots de toutes les chapelles ». Il n’en fallait pas plus pour que l’image attire l’attention de deux médias hongrois, Deres TV et Kuruc Info, nationalistes voir ultra dans le cas du second. Les éditeurs de Kuruc Info hébergent leur site aux Etats-Unis et profitent du Premier Amendement de la Constitution américaine pour diffuser leurs messages de haine envers les Roms, les Juifs ou les LGBTQ. Andrea découvre un jour des inconnus en bas de chez lui qui le suivent dans la rue. Puis un article paraît sur Deres TV, publiant toutes les informations disponibles sur le Net à son propos, son nom, nationalité, son profil Facebook… ainsi que son adresse et des photos prises de sa rue et de son lieu de travail. Les motards sont ainsi mis au courant du détournement de leur logo et les événements s’enchaînent. Deux jours plus tard, la tête du militant est mise à prix sur la page Facebook de l’association. Le post y demeurera une semaine avant d’être retiré mais cela sera suffisant pour initier un harcèlement de grande ampleur. De la métamorphose au soutien de Beppe Grillo Les intimidations et les menaces commencent, hors et en ligne. Andrea doit déménager en catastrophe, le premier d’une longue série. On harcèle la réception de son travail pour pousser sa hiérarchie à le licencier, il finira par devoir quitter l’entreprise en mars 2015 lorsque commence le battage médiatique autour de son cas. C’est aussi au pied de l’immeuble où il travaille qu’il rencontre Gyula Zagyva, ancien député écarté du Jobbik, le parti d’extrême droite hongrois, qui vient « voir le déviant », le filmer et poster la vidéo de cette ‘rencontre’ sur YouTube. Il doit se raser la barbe, changer de style vestimentaire et se débarrasser de ses piercings pour tenter de passer inaperçu. Il reçoit chaque jour des dizaines de messages haineux le menaçant entre autre de meurtre, de castration, de viol, où transparaît « beaucoup d’imagination au niveau des fantasmes homo-érotiques », relève la victime avec une pointe d’ironie. Face à cette déferlante, l’Union Hongroise pour les Libertés Civiles (TASZ) décide de réagir et propose une assistance juridique à Andrea pour tenter d’enrayer le phénomène. La police du sixième arrondissement de Budapest est saisie et une plainte est déposée. Plainte qui n’aboutira à absolument rien, au point qu’ils devront la reprendre à zéro et tout raconter de nouveau. Ce qui était vu d’abord comme de la négligence de la part des forces de l’ordre prend la forme du désintérêt total lorsqu’Andrea entend l’un des collègues du policier qui prend sa déposition le traiter de ‘pédé’ en passant près de lui. L’enquête sera clôturée d’office un peu plus tard. Dalma Dojcsák, membre de TASZ, relève que cette réaction « est malheureusement symptomatique de la manière dont les autorités considèrent les minorités en Hongrie et de l’attention qui leur est accordée. » Avec l’aide de TASZ, Andrea décide plus tard de lutter contre cette inertie en en référant au Procureur Général qui statuera sur la nécessité de traiter ce cas sérieusement et forcera le commissariat à rouvrir le dossier. Dès le début de son harcèlement, le ressortissant italien tente d’alerter l’opinion publique. La machine médiatique s’emballe réellement au moment où le site anglophone de la chaîne qatarie Al Jazeera relate ses mésaventures. C’est en Italie que son cas trouvera le plus d’écho, la Stampa le rencontre et s’indigne de sa situation. Son histoire se répand, il reçoit le soutien officiel du Parti Démocratique et du Mouvement des Cinq Etoiles, le parti de Beppe Grillo. L’affaire remonte même jusqu’au Parlement Européen, où son cas sera mentionné deux fois lors de discussions sur la situation politique hongroise. Les messages de soutien directs affluent de toute l’Europe. « J’ai été très ému par tout le soutien qui m’est parvenu après la médiatisation de mon cas, ça m’a beaucoup aidé. Mais c’est surtout grâce à mes amis que j’arrive à m’en sortir, grâce à leur soutien moral et logistique, sans euxLire la suite